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Gouvernance

Monguel : Ghazouani met en avant les acquis et promet de corriger les lacunes

En clôture de sa tournée dans le Gorgol, le Président mauritanien affirme avoir mesuré sur le terrain les avancées des programmes de développement et les insuffisances à combler, tout en défendant une vision fondée sur l’apaisement, la sécurité, la croissance économique et la justice sociale.

Arrivé jeudi soir à Monguel, cinquième et dernière étape de sa visite d’information dans la région du Gorgol, le Président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a dressé un bilan d’étape de son action publique devant les cadres du département. 

Entamée le 8 février 2026, cette tournée l’a conduit notamment à Kaédi, Maghama et Lexeïba, après une précédente visite dans le Hodh Charghi. À Monguel, le Chef de l’État a affirmé avoir pris connaissance, sur le terrain, des résultats des programmes de développement en cours, mais aussi des lacunes persistantes. Il a assuré que ces insuffisances seraient traitées « dans les plus brefs délais ».

Le Président a réaffirmé sa vision de transformation économique, politique et sociale, structurée autour de quatre piliers fondamentaux. Le premier repose sur l’apaisement, le dialogue et le consensus. Il a salué la contribution des acteurs politiques, majorité et opposition, au maintien d’un climat de respect et de stabilité, tout en mettant en garde contre toute tentative d’instrumentalisation du climat d’ouverture. « Ce qui ne peut être obtenu par le dialogue ne le sera pas autrement », a-t-il insisté.

Le deuxième pilier concerne la sécurité, présentée comme la condition préalable à toute politique de développement. Le Chef de l’État a rassuré sur la mise à jour permanente des dispositifs de sécurité afin de préserver la stabilité du pays.

Sur le plan économique, il a mis en avant des indicateurs jugés positifs : hausse des taux de croissance, maîtrise du déficit, recul de l’inflation et de l’endettement. Il a également cité les investissements dans les infrastructures structurantes — énergie, ports, numérisation de l’administration — ainsi que les progrès enregistrés dans l’agriculture et les réformes engagées dans les secteurs minier, industriel, halieutique et de l’élevage.

Le volet social constitue un autre axe central. Le Président a évoqué les programmes menés par la Délégation générale à la solidarité nationale « Taazour » et le Commissariat à la sécurité alimentaire pour réduire les disparités sociales. Il a assuré que la généralisation des services essentiels — éducation, santé, eau et électricité — serait atteinte à court terme, notamment dans les zones les plus vulnérables, soulignant que les réalisations en infrastructures sanitaires et éducatives depuis 2019 dépassent celles des périodes antérieures.

Enfin, le développement des ressources humaines, avec un accent particulier sur la jeunesse, a été présenté comme un levier stratégique. Le gouvernement a orienté des investissements importants vers l’enseignement supérieur et la formation professionnelle, dont la capacité d’accueil aurait été multipliée par cinq.

Abordant la question de l’emploi, le Chef de l’État a reconnu que la dynamique économique a généré des dizaines de milliers d’opportunités dans le bâtiment, l’agriculture et la pêche. Toutefois, il a regretté qu’environ 70 % de ces postes aient été occupés par des travailleurs étrangers, appelant les jeunes Mauritaniens à s’engager davantage dans le travail productif et à privilégier l’effort et la qualification.

À Monguel, le Président a ainsi voulu inscrire sa tournée dans une logique d’écoute directe et de correction des déséquilibres régionaux, tout en défendant l’idée qu’une exploitation rationnelle des ressources nationales peut permettre à la Mauritanie de rejoindre le groupe des pays en développement et d’assurer un progrès « juste et durable » au bénéfice de tous.

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