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Gouvernance

Mauritanie : Biram Dah Abeid exige une enquête après les incendies de la SOMELEC

Après deux incendies en deux jours dans des postes de transformation de la SOMELEC à Nouakchott, Biram Dah Abeid demande une enquête indépendante sur les causes des sinistres et d’éventuelles défaillances dans les marchés publics.

Le président Biram Dah Abeid a exigé, dimanche 23 août, l’ouverture d’une enquête indépendante et approfondie après les incendies survenus en deux jours dans deux postes de transformation de la Société mauritanienne d’électricité (SOMELEC) à Nouakchott.

Dans un communiqué de son cabinet, Biram Dah Abeid estime que la situation « n’est pas une simple panne technique », soulignant que les coupures d’électricité affectent notamment les hôpitaux, les pharmacies, les commerces et les ménages, en pleine période de fortes chaleurs.

Le président de l’IRA dénonce également ce qu’il considère comme une absence de réaction suffisante de l’État. « Une crise de cette ampleur exige un État présent, vigilant et capable de réagir immédiatement, pas un pays géré en mode vacances », affirme-t-il.

Biram Dah Abeid s’interroge par ailleurs sur la fiabilité des infrastructures et la gestion des marchés publics. Il demande que l’enquête détermine « qui a commandé ces équipements, selon quelles spécifications, auprès de quel fournisseur, qui les a contrôlés et qui les a réceptionnés ».

Cette prise de position intervient après les incendies ayant touché deux postes de transformation 33/15 kV à Nouakchott, provoquant d’importantes perturbations de l’alimentation électrique dans plusieurs quartiers de la capitale. Selon la SOMELEC, les équipes techniques ont été mobilisées pour évaluer les dégâts, réparer les équipements endommagés et rétablir progressivement l’électricité dans les zones affectées.

Dans son communiqué, Biram Dah Abeid conclut que les Mauritaniens « n’ont pas besoin de nouvelles annonces », mais plutôt « d’un État présent, d’infrastructures fiables, de marchés publics transparents et de responsables qui rendent des comptes ».

Il ajoute : « L’argent public doit produire des infrastructures durables, pas des réalisations qui échouent au premier vrai test. »

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