Le général Horta N’Tam, président de la transition de la Guinée-Bissau.
Les autorités militaires au pouvoir en Guinée-Bissau ont annoncé que les prochaines élections présidentielle et législatives se tiendront le 6 décembre 2026, conformément à un décret daté du 21 janvier 2026, signé par le général Horta N’Tam, président de la transition.
Cette décision intervient deux mois après le coup d’État du 26 novembre 2025, qui a interrompu le processus électoral en cours, reconnu comme libre par la CEDEAO. Le général Horta N’Tam a pris le pouvoir pour maintenir la stabilité du pays face à des pressions diplomatiques régionales.
Le décret n°02/2026 s’appuie sur la Charte politique de transition adoptée le 27 novembre 2025 et prévoit l’organisation de scrutins dans un délai inférieur à un an. L’objectif affiché est de répondre aux exigences de la CEDEAO et des partenaires internationaux, tout en préparant un retour à l’ordre constitutionnel.
La prolongation de la période de transition suscite des interrogations quant à la consolidation du contrôle des forces au pouvoir dans un pays politiquement fragile. La CEDEAO observe attentivement cette évolution pour s’assurer du respect des engagements pris.
Le coup d’État du 26 novembre 2025 avait conduit au renversement de Umaro Sissoco Embaló, à la veille de l’annonce des résultats des élections. Des officiers ont alors suspendu les institutions et arrêté l’ancien président au palais présidentiel. Embaló a ensuite été libéré et a trouvé refuge successivement au Sénégal, au Congo-Brazzaville et à Rabat. Le général Horta N’Tam, ancien chef d’état-major de l’armée de terre, a été désigné président de la transition.
Depuis cette prise de pouvoir, les autorités militaires ont fixé la date des élections au 6 décembre 2026, dans un contexte marqué par des critiques internationales et la nécessité de répondre aux pressions régionales. Embaló demeure en exil, tandis que le général Horta N’Tam consolide son autorité et prépare le pays au prochain rendez-vous électoral.