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Finance

Sénégal : Pastef rejette le budget rectificatif 2026

Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes a rejeté, en commission, le projet de loi de finances rectificative pour 2026. Il demande notamment le réexamen des coupes dans les secteurs sociaux, davantage de transparence sur la dette publique et des mesures pour préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais.

Le projet de loi de finances rectificative (PLFR) 2026 a été rejeté, vendredi 23 octobre, par la commission des Finances et du Contrôle budgétaire de l’Assemblée nationale du Sénégal, après plusieurs jours de discussions entre les députés et le gouvernement. Le groupe parlementaire Pastef-Les Patriotes, présidé politiquement par Ousmane Sonko, a refusé d’adopter le texte en l’état, selon les informations publiées par la presse sénégalaise.

Dans un communiqué daté du 23 octobre, le groupe parlementaire précise que sa position ne remet pas en cause « la nécessité de réviser le budget », mais découle de désaccords sur « certains arbitrages budgétaires, les modalités de financement retenues et l’insuffisance des garanties apportées au Parlement ».

Pastef réclame notamment un réexamen des réductions de crédits touchant la santé, l’éducation, la formation professionnelle, les infrastructures et l’hydraulique. Le groupe demande également des mesures pour protéger le pouvoir d’achat des ménages, en particulier face aux conséquences potentielles de la réduction des subventions énergétiques.

Le désaccord intervient alors que le Sénégal fait face à une importante crise de la dette publique. Celle-ci était estimée à 132 % du produit intérieur brut (PIB) à la fin de 2024, selon les données rapportées par plusieurs médias. Les autorités sénégalaises ont par ailleurs engagé des discussions avec le Fonds monétaire international (FMI) autour d’un programme d’aide de 2,2 milliards de dollars sur 36 mois, destiné à soutenir l’assainissement des finances publiques.

Au-delà des dépenses sociales, Pastef demande davantage de transparence sur le financement de certains dispositifs publics, le contrôle des fonds spéciaux et les engagements financiers de l’État. Tout en maintenant son refus d’adopter le texte en l’état, le groupe parlementaire se dit ouvert à des discussions avec le gouvernement avant l’examen en séance plénière, annoncé pour le 27 octobre.

Ce rejet en commission ne constitue toutefois pas une décision définitive de l’Assemblée nationale sur le budget rectificatif. L’issue du processus dépendra de la suite de la procédure parlementaire et d’un éventuel accord entre les députés et l’exécutif.

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