Nouakchott, capitale de Mauritanie.©️DR
Avec 42,2 points sur 100, la Mauritanie se classe au 7ᵉ rang des pays arabes africains et au 41ᵉ rang continental. Le rapport relève des progrès en matière de sécurité et de participation, mais souligne une stagnation des opportunités économiques et un léger recul du développement humain.
La Mauritanie occupe la 41ᵉ place sur 54 pays dans le classement de l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG) 2026, publié le samedi 31 octobre par la Fondation Mo Ibrahim. Le pays obtient une note globale de 42,2 points sur 100, inférieure à la moyenne continentale, établie à 50,1 points, et à celle de l’Afrique du Nord, qui s’élève à 52,5 points.
Couvrant la période 2016-2025, le rapport fait état d’une progression de 1,6 point de la gouvernance globale en Mauritanie sur dix ans. Les avancées concernent notamment la sécurité et l’État de droit (+3,4 points), ainsi que la participation, les droits et l’inclusion (+3,2 points).
En revanche, le pays n’a enregistré aucune progression dans le domaine des fondements des opportunités économiques sur la période étudiée. Le développement humain affiche, pour sa part, un léger recul de 0,4 point.
À l’échelle des pays arabes africains, le Maroc arrive en tête avec 63,6 points, suivi de la Tunisie (60,9), de l’Algérie (57,4), de l’Égypte (51,6), de Djibouti (45) et des Comores (44,9). La Mauritanie occupe ainsi la septième position, devant la Libye, le Soudan et la Somalie.
Sur le plan continental, les Seychelles arrivent en tête avec 78,6 points, devant Maurice (75), le Cap-Vert (70,3), le Botswana (67,5) et l’Afrique du Sud (66,6). Le Maroc et le Sénégal se partagent la septième place avec 63,6 points chacun.
Dans son analyse de la gouvernance sur le continent, la Fondation Mo Ibrahim relève une amélioration limitée au cours de la dernière décennie, portée notamment par les progrès enregistrés dans les infrastructures, la santé et l’éducation. Cette évolution contraste avec les reculs observés dans les domaines de la sécurité, de l’État de droit et de la participation politique.
Selon le rapport, 30 pays africains ont amélioré leurs performances globales en matière de gouvernance entre 2016 et 2025, contre 23 pays ayant enregistré une détérioration, tandis qu’un seul pays a maintenu un niveau stable. La sécurité et l’État de droit ont, parallèlement, reculé dans 34 pays, contre 31 pour la participation, les droits et l’inclusion.