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Gouvernance

Lexeïba : Ghazouani réaffirme sa priorité à la souveraineté alimentaire

En déplacement dans la région du Gorgol, le Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a présidé une réunion élargie avec les cadres et forces vives du département de Lexeïba, mettant l’accent sur l’autosuffisance alimentaire et le développement agricole.

Le Président de la République est arrivé mercredi après-midi à Lexeïba, quatrième étape de sa visite d’information dans la région du Gorgol. Entamée le 8 février 2026, cette tournée officielle l’a conduit notamment à Kaédi et Maghama, avant de s’achever ce jour à Monguel. Elle s’inscrit dans une démarche de gouvernance axée sur l’écoute des citoyens et la réduction des disparités régionales.

Mercredi soir, le Chef de l’État a échangé avec les élus, notables, acteurs économiques et représentants de la société civile du département. Les doléances ont principalement porté sur l’accès à l’eau, à l’électricité, aux soins de santé et à l’emploi des jeunes.

Sur le plan sanitaire, le Président a annoncé que l’hôpital du département sera équipé dès l’achèvement de sa construction. Il a également évoqué l’organisation de l’exploitation minière artisanale à travers l’Agence Maaden, rappelant le respect strict des procédures légales dans l’attribution des zones.

L’essentiel de son intervention a toutefois porté sur la souveraineté alimentaire, érigée en priorité nationale. Revenant sur la création en 2024 d’un ministère dédié à l’Agriculture et à la Souveraineté alimentaire, il a souligné les leçons tirées des crises internationales, insistant sur la nécessité pour la Mauritanie de produire elle-même sa nourriture.

Selon lui, le pays est proche de l’autosuffisance en riz, tandis que la production maraîchère couvre désormais plusieurs mois de consommation nationale. Des efforts sont engagés pour améliorer le stockage et réduire durablement les importations.

L’État prévoit l’aménagement de 130 000 nouveaux hectares irrigués, dans une perspective globale pouvant atteindre 150 000 hectares, voire 500 000 hectares exploitables à terme. À Lexeïba, un canal d’irrigation devrait permettre de mettre en valeur 30 000 hectares, contre seulement 1 000 à 2 000 hectares actuellement cultivés.

Ces terres seront attribuées en priorité aux populations locales, aux jeunes souhaitant s’engager dans l’agriculture et à des investisseurs capables d’introduire des technologies modernes. Le Président a tenu à rassurer : aucune terre exploitée par des citoyens ou leurs familles ne sera retirée, l’objectif étant de sécuriser les droits tout en stimulant une « révolution agricole ».


 

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