Des étudiants ont manifesté lundi au nouveau campus de l’Université de Nouakchott contre les nouveaux tarifs des tickets de transport. La police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, dans un contexte de contestation plus large des conditions de transport et de gestion de l’enseignement supérieur.
La contestation étudiante se poursuit à Nouakchott autour du transport universitaire. Selon nos confrères d’Al-Akhbar, les forces antiémeutes ont fait usage, lundi après-midi, de gaz lacrymogènes pour disperser des étudiants rassemblés à la gare routière du nouveau campus de l’Université de Nouakchott. Les manifestants dénonçaient les nouveaux tarifs des tickets de transport.
D’après le média mauritanien, un important dispositif de sécurité avait été déployé autour de la gare routière. Certains étudiants auraient bloqué la circulation des bus et incendié un pneu. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent également, selon Al-Akhbar, des policiers poursuivant des étudiants et les repoussant vers l’intérieur des établissements universitaires.
Cette mobilisation intervient après une précédente manifestation organisée jeudi 22 octobre au carrefour « Poteau 3 », dans la commune d’Arafat, où des étudiants avaient dénoncé les difficultés persistantes du transport universitaire. Ils réclamaient notamment davantage de bus et des tarifs accessibles pour faciliter leurs déplacements quotidiens.
Au-delà des prix et de la disponibilité des bus, la contestation s’est étendue à plusieurs établissements d’enseignement supérieur du pays. Selon Al-Akhbar, ces rassemblements sont portés par des syndicats étudiants réunis au sein du Front étudiant pour la défense des droits et des acquis, récemment créé. Les protestataires dénoncent également les insuffisances du secteur et la gestion du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.