Le philosophe a ouvert le débat en se rapprochant des collégiens et des internautes à travers son site personnel. Un haut lieu d’échanges très animé. Les interactions consignées dans un document de 101 pages publié aux éditions de Midi.
En présentiel, Ebénézer Njoh Mouelle se prête régulièrementau jeu questions-réponses aux côtés des élèves de plusieurs établissements scolaires des villes du Cameroun. Une stratégie de proximité entre le philosophe et les apprenants. Mais la controverse semble plus vive via son site internet où les utilisateurs du digital des quatre coins du monde visitent sans arrêt la plateforme pour en savoir davantage de ce livre à succès. « A quoi pensiez-vous lorsque vous avez intitulé le premier chapitre de votre œuvre de la médiocrité à l’excellence ? » A cette question de Bessomo Rosalie, élève en classe de Tle, le philosophe va répondre par une illustration : « Si vous relisez le chapitre, vous trouverez l’anecdote concernant les pygmées de l’Ensemble du Ballet national du Cameroun parti se produire à Sarah Bernhardt en 1963. Les pygmées n’avaient pas voulu dormir dans les lits moelleux de l’hôtel qui leur avait été réservé. Ils ont préféré dormir à même le sol, sur la moquette. C’est à partir de là que je me suis dit qu’il ne devrait pas être question de les laisser se complaire dans leurs conditions de vie… ». Adopo Ezéchiel, citoyen ivoirien a posé la question suivante : « Professeur j’aimerais savoir les raisons qui vous poussent à écrire vos œuvres ? ». Njoh Mouelle lui répondra : « J’écris pour communiquer avec les autres, parce qu’on estime qu’on a quelque chose à dire. Regardez les sujets qui font l’objet de mes écrits et vous comprendrez que l’esprit en éveil est différent de l’esprit endormi ». En bref, on observe une intense discussion entre le philosophe et les internautes. Une innovation dans le domaine du savoir rendu possible grâce à internet que l’écrivain l’utilise à bon escient.