Mamadi Doumbouya, président guinéen.©️DR
Par décret présidentiel lu le 20 février à la télévision nationale, les autorités guinéennes ont officialisé la tenue des élections législatives et communales le dimanche 24 mai 2026. Ce scrutin, organisé sur l’ensemble du territoire national, marque une avancée décisive dans le processus de retour à l’ordre constitutionnel engagé après la transition ouverte en 2021.
Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé par décret la date des prochaines élections législatives et communales au dimanche 24 mai 2026. L’annonce a été faite ce vendredi 20 février 2026 à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG).
Selon le décret, les scrutins se dérouleront sur toute l’étendue du territoire national, après consultation de la Direction générale des élections (DGE). Le texte précise que plusieurs départements ministériiels sont instruits de prendre les dispositions nécessaires pour assurer l’organisation et la sécurisation du vote.
Les ministères en charge de l’Administration du territoire, des Affaires étrangères, de la Justice, de la Sécurité, de la Défense ainsi que de l’Économie figurent parmi les institutions mobilisées. La DGE et l’Organe autonome de supervision des élections et du référendum (ONASUR) sont également chargés de veiller à l’application effective de cette décision. Le décret entre en vigueur le 24 février 2026 et sera publié au Journal officiel.
La fixation de ces élections intervient dans la continuité du processus de transition engagé après le coup d’État de septembre 2021, avec pour objectif la refondation des institutions républicaines et la restauration de l’ordre constitutionnel.
Le calendrier adopté par les autorités prévoyait d’abord l’organisation d’un référendum constitutionnel en septembre 2025, suivi de l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, remportée par Mamadi Doumbouya. Cette séquence a ouvert la voie à la mise en place des nouvelles institutions prévues par la Constitution révisée.
Les législatives et communales du 24 mai prochain permettront ainsi d’élire les députés de la future Assemblée nationale, les conseillers communaux et régionaux, ainsi que les sénateurs, pour la première fois sous le nouveau cadre constitutionnel. Elles doivent aboutir à l’installation d’un Parlement bicaméral et à la consolidation des institutions locales.
Pour les autorités guinéennes, cette échéance constitue l’ultime séquence du retour complet à l’ordre constitutionnel. Elle répond également aux engagements pris auprès de la CEDEAO, malgré les ajustements et retards enregistrés au cours de la transition.
Annoncée dès janvier 2026 comme une priorité gouvernementale, la tenue de ces scrutins vise à accélérer la normalisation politique et à renforcer la légitimité des institutions issues du nouveau cycle électoral. À un peu plus de trois mois de l’échéance, l’attention se porte désormais sur les préparatifs techniques, la sécurisation du processus et la mobilisation des acteurs politiques dans un contexte marqué par l’enjeu de stabilisation durable du pays.