Nouakchott, capitale de Mauritanie.©️DR
La Présidence mauritanienne a dévoilé le bilan de la première phase et les projets de la deuxième étape du programme, qui prévoit des investissements majeurs dans les routes, l’eau, l’électricité, l’éducation, la santé et les infrastructures urbaines.
La Présidence de la République a présenté, à travers une série de visuels consacrés au Programme d’urgence de développement de Nouakchott, le bilan des réalisations de sa première phase ainsi que les projets programmés pour la deuxième. L’enveloppe globale annoncée s’élève à 184 milliards d’ouguiyas (MRO), répartis entre 69 milliards pour la première phase et 115 milliards pour la seconde.
Dans le domaine des infrastructures routières, la première phase a permis la réalisation de 68 kilomètres de routes, avec des travaux engagés sur la voie périphérique et l’élargissement de la route de l’Aéroport. La deuxième phase prévoit 70 kilomètres supplémentaires, l’achèvement des raccordements de la voie périphérique ainsi que la construction de cinq ouvrages de franchissement aux principaux carrefours. En matière d’eau et d’assainissement, les nouveaux investissements annoncés portent notamment sur 379 kilomètres de réseaux d’adduction d’eau, 10 kilomètres de réseaux d’assainissement et le traitement de 43 bassins d’eaux stagnantes.
Le programme couvre également l’électricité et l’éclairage public. La première phase a notamment permis la réalisation de 150 kilomètres de réseaux électriques, 40 kilomètres de lignes de raccordement, quatre postes mobiles de distribution, 36 postes de transformation et 215 kilomètres de réseaux d’éclairage public. La deuxième étape prévoit la construction de 41 postes de transformation électrique et l’installation de 187 kilomètres supplémentaires de réseaux d’éclairage.
L’éducation et la santé figurent également parmi les principaux axes du programme. Selon la Présidence, la première phase a permis la construction de 460 nouvelles salles de classe, la réhabilitation de 859 autres et des interventions dans 120 établissements scolaires. Pour la deuxième phase, 510 salles de classe sont programmées, ainsi que deux lycées, sept collèges, 18 écoles primaires, deux internats et six jardins d’enfants. Dans le secteur sanitaire, les projets annoncés comprennent notamment un hôpital de maternité, quatre services d’urgences, trois centres de dialyse, un centre national spécialisé dans le traitement des grands brûlés et un établissement dédié à la santé mentale et à la prise en charge des addictions.
Les investissements concernent enfin l’environnement, l’aménagement urbain et la jeunesse. Après les opérations de réhabilitation des espaces publics, d’aménagement des espaces verts et de modernisation de la place de la Liberté, la deuxième phase prévoit notamment la restructuration du centre-ville, l’aménagement des jardins maraîchers et la poursuite de la construction du Monument de la Nation. Dans le domaine sportif, elle prévoit la réalisation de 24 terrains, la construction et la rénovation de maisons de jeunes ainsi que la modernisation des infrastructures sportives existantes.
À travers cette programmation en deux phases, les autorités entendent poursuivre la modernisation de Nouakchott, renforcer ses infrastructures et améliorer l’accès des habitants aux services essentiels. Avec 115 milliards d’ouguiyas (MRO) programmées pour la deuxième phase, le programme entre dans une nouvelle étape de son déploiement, selon les informations communiquées par la Présidence de la République.