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Gouvernance

Sénégal : Ahmadou Al Aminou Lô nommé nouveau Premier ministre

Quelques jours après le départ d’Ousmane Sonko de la Primature, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a choisi Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô pour conduire la nouvelle équipe gouvernementale, dans un contexte politique marqué par une importante reconfiguration de l’exécutif.

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a nommé ce lundi 25 mai Ahmadou Al Aminou Lô au poste de Premier ministre, succédant ainsi à Ousmane Sonko, limogé le 22 mai dernier par décret présidentiel.

Avant cette nomination, Ahmadou Al Aminou Lô occupait les fonctions de ministre auprès du Président de la République, chargé du Suivi, du Pilotage et de l’Évaluation de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Son arrivée à la Primature intervient dans un climat politique particulièrement suivi au Sénégal, marqué par une recomposition majeure de l’exécutif.

Dans un décret présidentiel signé le vendredi 22 mai 2026, le chef de l’État sénégalais avait mis fin aux fonctions du Premier ministre Ousmane Sonko ainsi qu’à celles de l’ensemble du gouvernement. Le décret n°2026-1128 précisait toutefois que les ministres et secrétaires d’État sortants demeuraient chargés d’expédier les affaires courantes jusqu’à la formation d’une nouvelle équipe gouvernementale.

Cette décision a créé une onde de choc dans le paysage politique sénégalais, alors qu’Ousmane Sonko occupait la Primature depuis avril 2024 sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Elle marque un tournant institutionnel important dans la gouvernance du pays.

La nomination d’Ahmadou Al Aminou Lô intervient à la veille d’une séance parlementaire particulièrement attendue, dont l’ordre du jour prévoit notamment la réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale ainsi que l’élection d’un nouveau président du Parlement, après la démission d’El Malick Ndiaye.

Le poste de président de l’Assemblée nationale pourrait revenir à Ousmane Sonko. Dans ce contexte politique sensible, et alors que le PASTEF dispose d’une majorité parlementaire, le nouveau Premier ministre pourrait être confronté au risque d’une motion de censure si une partie des députés pastefiens venait à contester sa nomination.

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