Absent du territoire national depuis mi-février, le président guinéen Mamady Doumbouya est « en bonne santé », selon les autorités. Face aux rumeurs persistantes évoquant une hospitalisation à l’étranger, le gouvernement assure qu’il s’agit d’un repos consécutif à un contrôle médical de routine et annonce un retour imminent à Conakry.
Les autorités guinéennes ont multiplié ces derniers jours les déclarations pour rassurer l’opinion publique sur l’état de santé du chef de l’État. Selon son entourage, Mamady Doumbouya « va très bien » et il n’existe « aucune raison de s’inquiéter ».
Le président guinéen a quitté Conakry le 13 février 2026 pour prendre part au sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba. Depuis cette participation officielle, il n’est pas réapparu publiquement en Guinée, alimentant interrogations et spéculations sur les réseaux sociaux.
Ses conseillers expliquent qu’à l’issue du sommet, le chef de l’État a effectué un check-up médical de routine à l’étranger et qu’il observe actuellement une période de repos. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur le pays où il séjourne, les autorités invoquant la nécessité de préserver sa tranquillité.
Le Premier ministre, Amadou Oury Bah, a confirmé le 2 mars que le président regagnerait Conakry « d’ici une semaine ». De son côté, le conseiller présidentiel Thierno Mamadou Bah a assuré que « tout va très bien » et qu’un retour était prévu le 6 mars à 11 heures, à l’occasion de la prière du vendredi.
Ces déclarations interviennent dans un contexte marqué par de rares apparitions publiques du chef de l’État ces derniers mois, notamment après son investiture comme président élu le 17 janvier 2026 à Conakry.
En parallèle, plusieurs rumeurs circulent sur une éventuelle hospitalisation à Singapour, au Maroc ou encore dans un hôpital militaire américain. Ces informations, relayées sur certaines plateformes numériques, n’ont fait l’objet d’aucune confirmation officielle.
Le gouvernement guinéen maintient sa ligne : le président est en convalescence légère après un contrôle médical de routine et son retour à Conakry est annoncé comme imminent.