Une circulaire de la Primature impose de nouvelles obligations aux ministères pour renforcer la transparence, améliorer la coordination des inspections et moderniser le contrôle interne de l’administration mauritanienne.
Le Premier ministre mauritanien Mokhtar Ould Diay a adressé une circulaire aux membres du gouvernement et aux responsables des institutions sociales, leur demandant de renforcer de manière significative les dispositifs de contrôle interne au sein de leurs départements. Cette directive s’inscrit dans la dynamique de gouvernance impulsée par le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, visant à moderniser l’administration et à améliorer la transparence dans la gestion publique.
Dans cette circulaire, la Primature insiste sur la nécessité d’instaurer un suivi régulier du travail des inspections internes. Chaque ministère devra désormais transmettre un rapport mensuel détaillant les observations, dysfonctionnements constatés ainsi que les mesures correctives engagées. Le chef du gouvernement demande également l’octroi de moyens logistiques et techniques suffisants pour permettre à ces structures de remplir efficacement leurs missions.
Le document appelle en outre à une meilleure coordination entre les inspections des différents secteurs, notamment à travers des échanges d’informations, des réunions trimestrielles et des évaluations communes de performance. Les inspecteurs seront, par ailleurs, intégrés davantage dans la préparation et le suivi des plans d’action ministériels, afin d’assurer un contrôle continu et plus cohérent des programmes publics.
La circulaire prévoit enfin l’organisation de sessions annuelles de formation dédiées au renforcement des capacités des inspecteurs en matière de contrôle administratif et financier.
Par cette initiative, le Premier ministre réaffirme la volonté du gouvernement de consolider la transparence, d’améliorer l’efficacité des services publics et de lutter contre les défaillances administratives, dans une logique de bonne gouvernance et de responsabilisation.