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Gouvernance

Dialogue national : « Un consensus se dégage sur les grandes priorités du pays » – Moussa Fall

Moussa Fall confirme la convergence des acteurs politiques et de la société civile sur les grandes priorités du dialogue national

Ce jeudi 16 octobre, M. Moussa Fall, coordinateur du dialogue national, a tenu une conférence de presse à Nouakchott pour présenter les conclusions de la première phase préparatoire du dialogue national inclusif. Le rapport, remis lundi dernier au Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, souligne une large convergence de vues entre majorité, opposition et société civile sur les priorités du dialogue : unité nationale, cohésion sociale, amélioration du système électoral et gouvernance.

Selon M. Fall, le dialogue national s’inscrit dans le cadre du programme présidentiel « Mon ambition pour la Nation », avec pour objectif de bâtir un consensus sur un nouveau contrat social, en abordant le modèle de démocratie et la gouvernance. « L'objectif est de parvenir à des bases communes pouvant conduire au changement, après une série de dialogues précédents qui n’ont pas abouti », a-t-il précisé.

Pour préparer cette initiative, une méthodologie participative a été adoptée. Les acteurs politiques ont été interrogés sur cinq questions fondamentales. Les 20 partis reconnus, les cinq candidats à la présidentielle de 2024, plus de 50 partis en formation, 90 organisations de la société civile et 240 personnalités nationales ont fourni leurs contributions. Trois des cinq candidats ont répondu individuellement, et une organisation représentant l’ensemble des candidats a également transmis ses réponses.

M. Fall a indiqué que le dialogue national adopte désormais une approche inclusive, impliquant activement les acteurs politiques dans l’élaboration de la vision et des modalités de concertation. La première phase a permis de dresser un bilan et de proposer un cadre organisationnel pour les discussions à venir.

Cependant, certaines figures majeures de l’opposition, dont Biram Dah Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), restent en retrait. Ce dernier critique le processus actuel comme « vide de substance démocratique et sans garanties sérieuses », posant des conditions précises pour participer à de futures concertations.

Malgré ces absences, le coordinateur du dialogue a assuré que le processus resterait ouvert à tous les Mauritaniens, dans le but de trouver des solutions consensuelles aux enjeux économiques, sociaux et politiques du pays. La réussite de cette initiative sera déterminante pour l’avenir démocratique et la stabilité institutionnelle de la Mauritanie.
 

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