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Finance

Le Directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura.©️DR

Mauritanie : le FMI approuve 95,8 millions de dollars de nouveaux financements et salue la résilience de l’économie

Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international valide deux nouveaux programmes sur 42 mois en faveur de la Mauritanie et autorise un décaissement immédiat de 105,6 millions de dollars pour soutenir la stabilité macroéconomique, les réformes structurelles et le développement du pays.

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé, mercredi 24 juin, l’approbation de deux nouveaux programmes de financement en faveur de la Mauritanie sur une période de 42 mois, dans le cadre de la Facilité élargie de crédit (ECF) et du Mécanisme élargi de financement (EFF), pour un montant total de 95,8 millions de dollars. L’institution a également validé la cinquième et dernière revue de l’accord conclu au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (RSF).

Dans son communiqué, le FMI précise que ces décisions permettent un décaissement immédiat de 105,6 millions de dollars au profit de la Mauritanie, afin d’accompagner les efforts des autorités pour préserver la stabilité macroéconomique, poursuivre les réformes institutionnelles et répondre aux besoins de développement du pays.

Selon l’institution de Bretton Woods, les performances enregistrées par la Mauritanie dans le cadre du programme 2022-2026 ont été jugées solides. Le FMI souligne que « la croissance du secteur non extractif est restée soutenue, l’inflation a reculé, le déficit du compte courant s’est réduit et les réserves internationales sont restées à un niveau adéquat ». Il relève également que la Mauritanie a maintenu sa stabilité macroéconomique dans un contexte international marqué par l’incertitude et la multiplication des chocs.

Le nouveau programme appuyé par le FMI s’articule autour de trois priorités majeures : la consolidation de la stabilité macroéconomique à travers le renforcement des institutions et des cadres de politique économique, la réduction de la pauvreté et la promotion d’une croissance plus inclusive portée par le secteur privé, ainsi que la poursuite des réformes de gouvernance, y compris dans les entreprises publiques.

Le FMI estime par ailleurs que les autorités mauritaniennes ont affiché un bilan solide dans la mise en œuvre des politiques économiques. L’institution indique que tous les critères quantitatifs de performance arrêtés à fin décembre 2025 ont été atteints, tandis que les réformes engagées dans le cadre de la RSF ont permis d’intégrer davantage les enjeux climatiques dans la gestion des finances publiques et de renforcer la gestion du secteur de l’eau.

À l’issue de la réunion du Conseil d’administration, le directeur général adjoint du FMI, Kenji Okamura, a salué la trajectoire suivie par la Mauritanie. « Malgré un environnement extérieur très incertain, l’économie mauritanienne a continué de faire preuve de résilience, soutenue par des politiques macroéconomiques prudentes et bien calibrées », a-t-il déclaré. Il a ajouté qu’« une politique budgétaire disciplinée contribue à l’objectif à moyen terme des autorités de stabiliser la dette publique, tandis que les marges de sécurité extérieures demeurent adéquates ».

Le responsable du FMI a également mis en avant les résultats du programme en cours, affirmant que « les résultats du programme au titre de la Facilité élargie de crédit et du Mécanisme élargi de financement sont restés solides », tandis que « le programme au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité a été mené à bien avec succès », reflétant, selon lui, l’engagement des autorités mauritaniennes à conduire de front réformes macroéconomiques et réformes liées au climat.

Kenji Okamura a toutefois insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de réforme. Le FMI appelle notamment à renforcer la mobilisation des recettes, améliorer l’efficacité de la dépense publique, accélérer les réformes des entreprises publiques, approfondir le marché des changes et consolider l’inclusion financière. L’institution estime aussi que l’amélioration du climat des affaires, le développement du capital humain et le renforcement de la gouvernance seront déterminants pour soutenir une croissance durable, plus inclusive et créatrice d’emplois.

Le Fonds considère enfin que ces nouveaux accords devraient également permettre à la Mauritanie de mobiliser davantage de soutien auprès de ses partenaires au développement, tout en offrant un cadre pour répondre aux défis économiques à moyen et long terme.
 

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