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Finance

Dr Codioro Moussa N’Guenore, ministre mauritanien des Finances.©️DR

Fiscalité publique : la Mauritanie veut renforcer la conformité des établissements publics

Le ministère des Finances a lancé jeudi à Nouakchott un atelier consacré au régime fiscal des établissements publics, avec pour objectif d’améliorer le respect des obligations légales, moderniser la gestion fiscale et renforcer la gouvernance financière.

Organisée par la Direction générale des Impôts (DGI), cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’élaboration d’un guide pratique de conformité fiscale destiné aux responsables des établissements publics. Ce document doit servir de référence pour mieux maîtriser les obligations fiscales, comptables et administratives.

Présidant l’ouverture des travaux, le ministre des Finances, Dr Codioro Moussa N’Guenore, a souligné que la conformité fiscale des établissements publics constitue « un levier essentiel pour le renforcement des finances publiques et de la gouvernance ».

Il a rappelé que ces organismes, chargés de missions d’intérêt général, doivent être exemplaires dans le respect des règles qui encadrent leur fonctionnement. « L’État met à leur disposition les moyens nécessaires à l’accomplissement de leurs missions, en contrepartie du respect de leurs obligations légales et fiscales », a-t-il déclaré.

Le ministre a également mis en avant les avancées enregistrées dans la digitalisation des services fiscaux. Selon lui, plus de 500 contribuables utilisent actuellement la plateforme électronique de la DGI, qui a permis de mobiliser 36,45 % des recettes de la Direction générale des Impôts en 2026.

Par ailleurs, il a annoncé le lancement prochain d’un système électronique de facturation destiné aux établissements publics. Cet outil vise à renforcer la transparence des achats publics, sécuriser les transactions avec les fournisseurs et faciliter la gestion de la TVA ainsi que des retenues à la source.

De son côté, le Directeur général des Impôts, Mokhtar Salem El Mouna, a rappelé que la conformité fiscale « ne se limite pas au paiement des impôts », mais concerne également les obligations déclaratives et comptables prévues par la législation.

Il a affirmé que la DGI privilégie une approche basée sur « le dialogue, l’assistance et la recherche de solutions adaptées », notamment à travers des mécanismes d’échelonnement des dettes fiscales.

Présentant la situation actuelle, le responsable de la DGI a indiqué que sur les 642 établissements publics créés par la loi, seuls 339 sont actuellement actifs auprès de l’administration fiscale, tandis qu’une vingtaine ne sont toujours pas immatriculés au Registre national des contribuables.

Le ministère des Finances entend ainsi poursuivre la modernisation de l’administration fiscale à travers le développement des outils numériques, la mise à disposition d’un guide fiscal bilingue arabe-français et l’encouragement de l’utilisation de la plateforme « Espace Contribuable » pour les déclarations et paiements en ligne.

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