Félix Fischer (au centre), entouré de Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya (à droite) et de Mohamed Lemine Ould Dhehby (à gauche), lors de la conférence de presse marquant la conclusion de la mission du Fonds monétaire international à Nouakchott. ©️Images/C
À l’issue d’une mission de dix jours à Nouakchott, le Fonds monétaire international et les autorités mauritaniennes ont scellé un accord au niveau des services ouvrant la voie à un nouveau programme de financement. Objectif : consolider la stabilité macroéconomique, faire face aux chocs externes et accompagner les réformes structurelles du pays.
Le Fonds monétaire international (FMI) et les autorités mauritaniennes ont annoncé, vendredi 10 avril 2026 à Nouakchott, un accord au niveau des services portant sur la conclusion des programmes en cours et la mise en place d’un nouveau cadre de coopération économique sur 42 mois.
Cet accord, qui reste soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI, prévoit un financement estimé à 88,2 millions de dollars. Il vise à répondre aux besoins urgents de financement du pays, notamment dans un contexte international marqué par les répercussions économiques de la guerre au Moyen-Orient, tout en soutenant la mise en œuvre du Plan national de développement.
La mission du FMI, conduite par Félix Fischer, s’est déroulée du 31 mars au 10 avril 2026 dans la capitale mauritanienne. Elle s’est conclue par une conférence de presse réunissant le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des secteurs productifs, Abdallahi Souleymane Cheikh Sidiya, et le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, Mohamed Lemine Ould Dhehby.
Au cours de son séjour, la délégation du FMI a également été reçue par le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, ainsi que par le Premier ministre, Mokhtar Ould Diay, témoignant de l’importance stratégique de ce partenariat pour les autorités mauritaniennes.
Selon le FMI, ce nouveau programme s’inscrit dans la continuité des mécanismes déjà en place, notamment la Facilité élargie de crédit (FEC), la Facilité élargie de financement (FEF) et la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD). Il ambitionne de renforcer la résilience de l’économie nationale face aux chocs extérieurs, tout en poursuivant les réformes visant à améliorer la gouvernance économique et à stimuler une croissance inclusive.
L’institution de Bretton Woods anticipe par ailleurs une croissance économique de 4,8 % en 2026 pour la Mauritanie, tout en appelant à maintenir le cap des réformes afin de consolider les acquis macroéconomiques et renforcer les fondamentaux de l’économie.
Dans un contexte de volatilité des prix de l’énergie et de pressions inflationnistes à l’échelle mondiale, cet appui financier apparaît comme un levier clé pour préserver les équilibres économiques du pays et soutenir ses ambitions de développement à moyen terme.