Signé à Paris le 2 novembre 2026 sous la présidence du ministre des Mines et de l’Industrie, Eddy Ould Zein, l’accord entre la Société nationale industrielle et minière (SNIM) et Essar Capital Mauritius Limited porte sur le transport du minerai de fer du projet Askaf, dans le Tiris Zemmour, à travers le réseau ferroviaire national. Avec une capacité de production projetée de 7,5 millions de tonnes par an et un coût de réalisation estimé à près de 800 millions de dollars par Essar, ce projet pourrait renforcer la place de la Mauritanie dans l’industrie du minerai de fer.
La Mauritanie franchit une nouvelle étape dans l’ouverture de ses infrastructures minières aux investisseurs privés. La SNIM et Essar ont signé, lundi 2 novembre à Paris, un accord relatif au transport du minerai de fer à travers le réseau ferroviaire national. La cérémonie s’est déroulée sous la présidence du ministre des Mines et de l’Industrie, Eddy Ould Zein. Selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI), cet accord vise à assurer les opérations de transport et les services logistiques nécessaires à l’exploitation du permis minier détenu par Essar Capital Mauritius Limited dans la zone d’Askaf, au Tiris Zemmour.
D’après les autorités mauritaniennes, le projet devrait entrer en phase d’exploitation effective au cours des six prochains mois, avec une capacité de production prévisionnelle de 7,5 millions de tonnes de minerai de fer par an. Sa réalisation devrait également générer environ 2 000 emplois durant les phases de construction de la mine et de ses installations. De son côté, Essar indiquait, dans une présentation institutionnelle publiée en janvier 2026, disposer d’une base de ressources minérales estimée à plus de 400 millions de tonnes et évaluait à environ 800 millions de dollars le coût nécessaire à la réalisation du projet. Le groupe y mentionnait alors une mise en exploitation commerciale envisagée à la fin de 2028.
Pour la SNIM, ce partenariat doit permettre de mieux valoriser son infrastructure ferroviaire, en diversifiant ses sources de revenus et en améliorant la rentabilité de ses actifs. Le partage de certaines charges liées à l’entretien périodique de la voie ferrée et les économies d’échelle attendues figurent également parmi les avantages opérationnels avancés par les autorités. L’accord ouvre ainsi une nouvelle perspective pour l’utilisation du chemin de fer minéralier, au-delà des besoins propres de la société nationale.
Au-delà du partenariat entre les deux entreprises, le projet Askaf constitue un nouvel enjeu pour la diversification de la production minière mauritanienne, la valorisation des infrastructures ferroviaires et le développement de l'activité économique dans le nord du pays.