Le président Ghazouani a inauguré, jeudi 5 novembre, les infrastructures réalisées dans le cadre de la première phase du Programme d’urgence de développement de Nouakchott et lancé sa deuxième phase, dotée de 115 milliards d’ouguiyas. Au total, 184 milliards MRO sont mobilisés pour les deux phases, avec des investissements annoncés dans l’éducation, la santé, l’eau, l’électricité, les routes et l’aménagement urbain.
Le président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a procédé, jeudi 5 novembre 2026, depuis la wilaya de Nouakchott Sud, à l’inauguration des infrastructures de la première phase du Programme d’urgence de développement de la capitale et au lancement officiel de sa deuxième phase. La cérémonie s’est déroulée à travers l’application « Injaz », dans le cadre des préparatifs marquant le 66e anniversaire de l’indépendance nationale, selon l’Agence mauritanienne d’information (AMI).
Lancé le 20 janvier 2025, le programme représente un investissement global de 184 milliards d’ouguiyas, répartis entre 69 milliards pour la première phase, exécutée sur 16 mois, et 115 milliards pour la deuxième, prévue sur une durée identique. Présentant le bilan des réalisations, le ministre des Affaires économiques et du Développement, Mohamedou Ahmedou Mhaimid, a souligné que la responsabilité des pouvoirs publics ne se limite pas à la construction des infrastructures, mais comprend également leur mise en service, leur gestion et leur capacité à répondre durablement aux besoins des populations.
Selon le bilan présenté, la première phase a notamment permis la réalisation de 1 335 salles de classe, l'achèvement des travaux de voirie urbaine et des projets d'approvisionnement en eau potable, ainsi que le remblayage des mares d'eaux stagnantes. Dans le secteur sanitaire, 18 des 28 centres de santé prévus sont achevés, cinq autres devant l'être prochainement. Le taux d'exécution des projets d'électricité et d'éclairage public a atteint 92,9 %, tandis que les interventions dans les domaines de l'environnement et de l'aménagement urbain sont annoncées comme achevées.
La deuxième phase prévoit plusieurs investissements structurants. Dans l'éducation, une enveloppe de 9,3 milliards MRO financera notamment 510 salles de classe, deux lycées, sept collèges, 18 écoles primaires, six jardins d'enfants et deux internats de 300 places chacun. Le secteur de la santé bénéficiera de 11,8 milliards MRO pour la construction de structures spécialisées, dont des centres de dialyse, un établissement de traitement des grands brûlés et un centre national de santé mentale et de prise en charge des addictions.
Les infrastructures de base occuperont également une place importante. Le programme prévoit 6,5 milliards MRO pour l'eau et l'assainissement, notamment l'extension des réseaux et le traitement de 43 bassins d'eaux stagnantes. L'électricité et l'éclairage public bénéficieront de 14,8 milliards MRO, avec la réalisation de 41 nouveaux postes de transformation et de 187 kilomètres de réseaux d'éclairage public. Pour les routes, 3,8 milliards MRO sont prévus, avec 82 kilomètres de voies annoncés, dont 70 kilomètres de routes principales, ainsi que la construction de cinq ponts aux principaux carrefours de la capitale.
Enfin, les volets jeunesse, sports et aménagement urbain bénéficieront respectivement de 2,4 milliards et 3,1 milliards MRO. Les interventions comprendront notamment la réalisation de 24 terrains de proximité, la réhabilitation d'infrastructures sportives, la construction et la rénovation de maisons des jeunes, ainsi que des travaux d'aménagement d'espaces publics et des études sur la restructuration du centre-ville de Nouakchott.
La présidente de la Région de Nouakchott, Fatimetou Mint Abdel Malick, a indiqué que le taux de réalisation des interventions relevant du programme de développement de la capitale avait dépassé 97 %, soulignant l'importance de la coordination entre les départements ministériels et les collectivités territoriales. Le maire d'Arafat, Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Jiddou, a également salué le lancement de cette nouvelle phase depuis sa commune.
À travers cette deuxième étape, les autorités entendent poursuivre la modernisation de Nouakchott et élargir l'accès des habitants aux services essentiels. L'enjeu sera désormais de transformer les investissements annoncés en infrastructures effectivement opérationnelles et en améliorations durables des conditions de vie dans les neuf communes de la capitale.