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Finance

Dr Cassiel Ato Forson, ministre ghanéen des Finances.©️DR

Le Ghana tourne la page des plans de sauvetage du FMI

Après une profonde crise économique, le Ghana affirme avoir retrouvé une trajectoire de stabilité et entend désormais privilégier les réformes structurelles et la confiance des investisseurs plutôt que le recours à l’assistance financière internationale.

Le Ghana ne prévoit plus de solliciter de nouveaux plans de sauvetage auprès du Fonds monétaire international (FMI). L’annonce a été faite par le ministre des Finances,  Dr Cassiel Ato Forson, devant le Parlement, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de redressement économique engagée par les autorités ghanéennes.

Le ministre a rappelé les conséquences de la grave crise économique qui a frappé le pays en 2022, caractérisée par une forte dépréciation de la monnaie nationale, une inflation galopante, une perte de confiance des investisseurs et une détérioration de la situation budgétaire. Une crise qui avait conduit Accra à solliciter l’appui du FMI et à engager un vaste programme de réformes.

« Il est important de rappeler cela non pas pour s’attarder sur le passé, mais pour nous souvenir du prix élevé de l’indiscipline budgétaire et de l’imprudence économique », a déclaré le ministre, soulignant la volonté du gouvernement d’éviter tout retour à une telle situation.

Selon Dr Forson, le Ghana a achevé avec succès son programme actuel avec le FMI et s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de coopération basée sur un Instrument de coordination des politiques (PCI), un mécanisme qui n’inclut aucun financement direct mais permet de bénéficier de l’expertise technique de l’institution et de renforcer la crédibilité des réformes engagées.

« Aucun nouveau plan de sauvetage financier du FMI ne sera nécessaire dans un avenir prévisible », a-t-il affirmé.

Le gouvernement met en avant plusieurs mesures destinées à restaurer la stabilité macroéconomique, notamment le renforcement de la discipline budgétaire, la maîtrise des dépenses publiques, l’amélioration de la gestion de la dette et la rationalisation de l’administration. Les autorités soulignent également avoir réduit le nombre de ministres et supprimé plusieurs taxes jugées pénalisantes pour les ménages et les entreprises.

Pour Accra, ces efforts commencent à produire des résultats. Le ministre des Finances a indiqué que l’économie ghanéenne avait enregistré une croissance de 6 % en 2025, tandis que l’inflation et le niveau d’endettement public ont connu un recul significatif.

« Le Ghana est passé du statut de demandeur d’assistance à celui de partenaire », a déclaré Dr Forson, estimant que la relation future avec le FMI reposera désormais sur les réformes, la coordination des politiques économiques et le renforcement de la confiance des investisseurs.

Le gouvernement prépare par ailleurs un nouveau programme économique baptisé « The New Economy », qui devrait être dévoilé dans le budget 2027 et mettre l’accent sur la création d’emplois, la productivité et une croissance durable.

Cette nouvelle orientation traduit l’ambition des autorités ghanéennes de consolider les acquis du redressement économique et d’éviter à l’avenir tout recours aux programmes de sauvetage financier internationaux.
 

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