news-details
Finance

Mauritanie : les taxes sur les téléphones peuvent être dérisoires selon leur valeur, minimise le porte-parole du gouvernement

Lors de la conférence hebdomadaire du gouvernement, mercredi 11 mars 2026, le porte-parole, Houssein Ould Meddou, est revenu sur la question de la taxe douanière sur les smartphones et des transactions monétaires électroniques.

Il a rappelé que la taxe sur les téléphones portables est passée de 32,5 % à 30 %, marquant une légère baisse. Selon lui, cette réforme vise à rendre le paiement de la taxe plus organisé, alors qu’auparavant, les commerçants s’acquittaient de cette obligation de manière désordonnée. Pour ce faire, un outil numérique a été mis en place en collaboration avec l’autorité de régulation et les sociétés de téléphonie, permettant de faciliter les démarches pour les commerçants et les utilisateurs.

Le ministre a souligné que selon la valeur du téléphone, le montant prélevé peut être dérisoire, rendant la taxe proportionnée et accessible à tous.

Concernant les transactions monétaires électroniques, M. Ould Meddou a précisé que la loi fixe désormais le montant imposable à 50 000 ouguiyas, rappelant que la pression fiscale en Mauritanie reste faible comparée aux pays voisins.

Ces mesures s’inscrivent dans le cadre des efforts du gouvernement pour moderniser le système fiscal et faciliter la digitalisation des paiements, tout en garantissant une collecte organisée et transparente des recettes publiques.

Ces déclarations interviennent alors que la réforme du dédouanement des téléphones mobiles suscite une vive contestation dans plusieurs villes du pays, notamment à Nouakchott et Nouadhibou, où des commerçants ont manifesté le mercredi 11 mars. Sur les réseaux sociaux, certains appellent à la démission du Premier ministre Mokhtar Ould Diay, qu’ils considèrent comme le principal instigateur de cette mesure.
 

Partager ce post !