La Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) ont conclu un accord au niveau des services pour un programme de 41 mois, d’un montant d’environ 439 millions de dollars. Son approbation définitive est attendue en septembre 2026.
Le FMI a annoncé mardi 11 août avoir conclu avec les autorités guinéennes un accord au niveau des services (staff-level agreement) portant sur un programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC).
L’accord représente 310,59 millions de DTS, soit environ 439 millions de dollars, correspondant à 145 % du quota de la Guinée. Il doit encore être soumis à l’approbation de la direction du FMI et de son Conseil d’administration, qui devrait l’examiner en septembre 2026.
Selon Izabela Karpowicz, cheffe de la mission du FMI, cet accord intervient alors que la Guinée se trouve à « un tournant économique important », avec l’entrée en production du projet de minerai de fer de Simandou et l’expansion des activités minières.
« Le programme proposé aiderait les autorités à transformer ces opportunités en gains de développement durables », a-t-elle déclaré, en mettant notamment l’accent sur la gestion des ressources, l’investissement dans les populations et les infrastructures, la diversification économique et la prudence macroéconomique.
Le programme vise notamment à mobiliser davantage de recettes, particulièrement dans le secteur minier, à préserver la soutenabilité de la dette, à renforcer la gestion des liquidités et les réserves extérieures, ainsi qu’à améliorer la gouvernance et la transparence.
Le FMI souligne toutefois que des risques subsistent, notamment les chocs liés aux prix des matières premières et au financement, ainsi que les incertitudes géopolitiques et le rythme de mise en œuvre des réformes.
L’accord intervient dans un contexte de fortes perspectives de croissance pour la Guinée, portée notamment par l’exploitation du fer de Simandou, présenté par le FMI comme un levier majeur pour accroître la production minière et les recettes publiques