Le ministre de la Culture, des Arts, de la Communication et des Relations avec le Parlement, porte-parole du gouvernement, Mohamed Ould Babana, est revenu mercredi 21 octobre sur la circulaire imposant l’usage exclusif de l’arabe dans les correspondances administratives adressées à son cabinet. Il estime que cette mesure interne a été présentée dans un contexte médiatique qui lui donne une importance disproportionnée.
Lors du point de presse gouvernemental du mercredi 21 octobre 2026, à Nouakchott, Mohamed Ould Babana a défendu la circulaire n° 1, signée le mardi 20 octobre, au lendemain de sa prise de fonctions. Le document impose l’utilisation de la langue arabe dans les correspondances administratives adressées à son cabinet par les responsables et les structures relevant de son département.
« Cette circulaire est une mesure administrative interne à un ministère déterminé », a déclaré le porte-parole du gouvernement, estimant qu’elle devait être replacée dans son « contexte normal et traditionnel ». Selon lui, la mesure a été inscrite dans un contexte médiatique qui lui a donné une portée supérieure à celle qu’elle revêt.
Le ministre a également rejeté l’idée d’une contradiction entre cette instruction et les engagements régionaux et internationaux de la Mauritanie. Il a souligné que le pays demeure ouvert à son environnement arabe, africain et international, tout en réaffirmant son attachement aux organisations auxquelles il appartient, notamment l’Organisation internationale de la Francophonie.
« Cette circulaire ne porte atteinte à aucun des engagements de l’État », a-t-il assuré, selon les propos rapportés par nos confrères d’Al-Akhbar. Le ministre a ajouté que cette mesure ne constituait, à ses yeux, ni une première ni une dernière dans le fonctionnement administratif, puisqu’elle s’appuie, selon lui, sur la Constitution, les lois pertinentes et les principes fondamentaux du pays.
La circulaire demande aux responsables concernés de respecter strictement l’usage exclusif de l’arabe dans les documents administratifs adressés au cabinet ministériel. Elle concerne notamment le secrétaire général du ministère, les conseillers, les chargés de mission, les directeurs des administrations centrales et les responsables des établissements placés sous sa tutelle.