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Finance

La Mauritanie enregistre 97 milliards d’ouguiyas de recettes fiscales depuis le 1er janvier

Une croissance qui dépasse les objectifs, alors que les mesures sur Mobile Money et téléphones suscitent le débat public

Le ministre mauritanien des Finances, M. Codioro Moussa N’guenore, a annoncé ce lundi 16 mars que les recettes fiscales de la Mauritanie ont dépassé 97 milliards d’ouguiyas (MRO) au cours des 72 premiers jours de l’année 2026, environ 242,5 millions de dollars, contre 57 milliards d’ouguiyas (MRO), 142,5 millions de dollars enregistrés sur la même période en 2025. Cette progression importante illustre un démarrage solide pour l’année fiscale.

Lors d’une réunion avec les cadres et le personnel de la Direction générale des impôts, le ministre a salué leurs performances, rappelant qu’elles dépassaient les objectifs fixés dans la loi de finances. Il a souligné le rôle central de la direction dans la mobilisation des ressources publiques, essentielles pour financer les services publics, construire les infrastructures et mettre en œuvre les politiques de développement.

Cette annonce intervient alors que le gouvernement applique de nouvelles mesures fiscales concernant les transferts d’argent via Mobile Money et le dédouanement des téléphones mobiles, des mesures qui alimentent un large débat dans l’opinion publique. Si elles visent à élargir l’assiette fiscale et à sécuriser les recettes de l’État, elles suscitent des interrogations sur leur impact économique et social, notamment pour les populations vulnérables et les petits opérateurs économiques.

Le ministre a encouragé le personnel à maintenir un comportement exemplaire et à respecter les normes professionnelles, afin de répondre aux attentes des citoyens et aux objectifs du programme présidentiel « Mon ambition pour la patrie ». Il a également réaffirmé le soutien du ministère pour accompagner le développement et l’efficacité de la Direction générale des impôts.

La loi de finances 2026, adoptée par l’Assemblée nationale et promulguée en début d’année, introduit plusieurs réformes fiscales visant à moderniser le système, élargir l’assiette fiscale et sécuriser les recettes de l’État, avec un accent particulier sur les transactions électroniques et les téléphones mobiles, au cœur du débat public actuel.

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