Une réforme emblématique voulue par le président Ghazouani pour moderniser l’administration et garantir un accès équitable à la fonction publique
La Primature a accueilli, ce vendredi matin, une réunion stratégique du comité ministériel chargé de préparer l’un des plus importants recrutements publics annoncés ces dernières années : l’entrée de 3 000 nouveaux agents dans la fonction publique. Présidée par le Premier ministre Mokhtar Ould Diay, cette rencontre marque une étape déterminante dans la mise en œuvre des orientations fixées par le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani lors de son discours de la Fête nationale de l’Indépendance.
Cette vaste opération de recrutement constitue la traduction directe de l’engagement présidentiel visant à renouveler les compétences de l’administration, offrir de réelles opportunités à la jeunesse mauritanienne et instaurer un processus transparent, fondé strictement sur la compétence et le mérite. Le chef de l’État avait insisté, dans son discours, sur la nécessité d’ouvrir largement les portes de la fonction publique aux jeunes, dans un cadre exempt de toute forme de clientélisme et reposant sur des règles claires d’équité et de justice.
Durant la réunion, le comité ministériel a passé en revue les différents volets techniques et organisationnels du concours : recensement des besoins sectoriels, répartition des postes par spécialités, définition des priorités et mécanismes de transparence à chaque étape du processus. Les discussions ont porté sur l’importance de calibrer finement les besoins des départements pour identifier les compétences réellement manquantes dans les administrations publiques.
Le Premier ministre a rappelé que les instructions du président de la République étaient fermes et non négociables : respect strict du cadre légal, neutralité totale et tolérance zéro envers toute forme de pratiques négatives telles que la complaisance, le favoritisme ou la médiation indue. Il a souligné que ce concours devait constituer un modèle national de transparence et de bonne gouvernance, en contribuant à sélectionner les profils dont l’État a réellement besoin.
Le chef du gouvernement a également insisté sur la nécessité d’une coordination parfaite avec la Commission indépendante des concours, seule entité légalement habilitée à organiser les compétitions administratives. Il a instruit les ministères de lui accorder tous les moyens techniques et humains nécessaires pour mener à bien cette mission dans les meilleures conditions.