À l’occasion de la remise des prix du Concours général 2025, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a annoncé la création, dès cette année, d’un concours national de mathématiques, de sciences et de technologies, destiné aux élèves du CM2 à la Terminale. Cette initiative s’inscrit dans une réforme ambitieuse du système éducatif sénégalais, pensée pour répondre aux défis contemporains du numérique, de la souveraineté et de l’innovation.
Récompenser l’excellence et susciter des vocations
La cérémonie s’est tenue jeudi 31 juillet au Grand Théâtre de Dakar, en présence du Premier ministre Ousmane Sonko et de plusieurs membres du gouvernement. Elle a honoré 113 lauréats (55 filles et 58 garçons), dont Ameth Babou, élève du Prytanée militaire de Saint-Louis, sacré meilleur élève du pays, et Pape Natago Mbaye, jeune handicapé ayant décroché son bac mention Bien en écrivant avec ses pieds — un exemple d’inspiration salué par la Nation.
Une réforme éducative systémique
Dans son discours, le président Faye a insisté sur l’urgence de renforcer l’attrait pour les filières scientifiques, dans un contexte où seuls 16 % des candidats au baccalauréat 2025 sont issus des séries scientifiques et techniques. « Nous devons rapidement combler ce déficit », a-t-il déclaré.
Le concours annoncé visera à valoriser les disciplines scientifiques dans tout le pays, à stimuler l’intérêt des élèves et de leurs familles, et à construire un capital humain capable de porter le Sénégal vers un avenir souverain et prospère.
École, technologie et souveraineté numérique
Sous le thème « Transformation humaniste de l’éducation à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle », le président a également annoncé : la modernisation des infrastructures scolaires, la création de 118 hubs technologiques et la distribution massive de tablettes et d’ordinateurs, notamment dans les zones rurales.
Il a appelé à humaniser la technologie et à former une jeunesse qui ne se contente pas de consommer, mais qui comprend, invente et maîtrise les outils numériques, condition essentielle pour une souveraineté éducative et technologique durable.
Hommage et ambition
Le chef de l’État a rendu hommage à André Sonko, ancien ministre de l’Éducation (1993–2000), parrain de cette édition, et salué les 9 médailles remportées par l’équipe nationale aux Olympiades panafricaines de mathématiques.
« Le Sénégal de demain sera bâti par ceux qui s’approprient les sciences et le numérique comme leviers de justice, de savoir et de souveraineté », a conclu Bassirou Diomaye Faye, plaçant l’éducation au cœur du projet “Sénégal 2050”.