C’est une avancée majeure pour la gouvernance financière du Sénégal. Ce mardi 10 juin 2025, l’Union européenne a officiellement retiré le Sénégal de sa liste des pays « à haut risque » en matière de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Une décision saluée par les milieux économiques et diplomatiques, qui marque un tournant dans la politique de transparence engagée par le pays.
Une sortie attendue après des réformes structurantes
Inscrit en février 2022 sur la liste européenne, dans la continuité de son ajout à la « liste grise » du GAFI en février 2021, le Sénégal était sous surveillance pour des lacunes dans ses dispositifs de lutte contre le blanchiment.
Mais après trois ans d’efforts soutenus incluant l’adoption de nouvelles lois, le renforcement des capacités de la CENTIF (Cellule nationale de traitement des informations financières) et l’amélioration de la coopération interinstitutionnelle le pays a été retiré de la liste du GAFI en octobre 2024, puis de celle de l’UE ce mois de juin 2025.
Une reconnaissance de la nouvelle gouvernance
Cette reconnaissance internationale intervient dans un contexte politique nouveau. Depuis l’arrivée au pouvoir du Président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko, le Sénégal s’est engagé dans une dynamique forte de lutte contre la corruption, de transparence dans la gestion des deniers publics et de moralisation de la vie publique.
Le duo Diomaye–Sonko a multiplié les signaux forts : audits, rationalisation des dépenses de l’État, réforme du système judiciaire et meilleure surveillance des flux financiers. Autant de mesures qui contribuent à rétablir la confiance, aussi bien au niveau national qu’international.
Une nouvelle attractivité pour les investisseurs
Ce retrait de la liste européenne devrait faciliter les transactions financières entre le Sénégal et les institutions européennes et lever les mesures de vigilance renforcée qui étaient imposées aux banques opérant avec Dakar. C’est aussi un message positif pour les investisseurs, les partenaires au développement et les acteurs du secteur privé.
En se libérant de cette image de juridiction à risque, le Sénégal renforce sa crédibilité économique, et ouvre un nouveau chapitre, plus stable, dans ses relations financières avec le reste du monde.