Écoliers mauritaniens
Lors de l’ouverture de son 3ᵉ congrès, vendredi soir à Nouakchott, le parti Sawab a renouvelé son appel à renforcer le statut de la langue arabe en Mauritanie. Le président du parti, Abdessalam Ould Horma, a souligné dans son discours que l’arabe constitue un pilier fondamental de l’identité nationale et qu’il est essentiel de le consacrer pleinement comme langue officielle de l’enseignement et de l’administration.
Selon Ould Horma, l’éducation, pierre angulaire du développement humain, nécessite des mesures concrètes pour ancrer davantage la langue arabe dans le système éducatif et administratif.
Cependant, cette position soulève des débats dans un pays multiculturel et multiethnique, où les langues nationales (wolof, pulaar, soninké, bambara) et le français jouent également un rôle important. Certains observateurs estiment que l’arabe bénéficie déjà d’un statut privilégié, et qu’imposer davantage son usage pourrait alimenter les tensions au sein de la société mauritanienne.
Alors que le pays aspire à conjuguer unité et diversité, la question linguistique demeure un sujet sensible nécessitant dialogue et inclusivité.