Images d’illustration.©️DR
Niamey accuse le Tchad d’avoir servi de base à une frappe de drone meurtrière dans le nord du pays et évoque une implication présumée de la France.
Le gouvernement nigérien a annoncé la convocation de l’ambassadeur du Tchad à Niamey, à la suite d’une frappe de drone survenue dans la région d’Agadez, dans le nord du Niger. Dans un communiqué diffusé à la télévision nationale le lundi 26 octobre au soir, les autorités nigériennes accusent le Tchad d’avoir servi de territoire de départ à l’opération et évoquent une implication présumée de la France.
Selon les autorités nigériennes, la frappe aurait visé la zone d’Émiloulou dans la nuit du 24 octobre. Le bilan annoncé fait état de deux civils tués, de plusieurs blessés et de dégâts matériels.
Niamey affirme que l’attaque aurait été menée au moyen d’un drone depuis le territoire tchadien et met également en cause la France. Ces accusations n’ont pas été confirmées de manière indépendante.
Sur le plan diplomatique, la convocation de l’ambassadeur tchadien vise à notifier la protestation officielle des autorités nigériennes. Le gouvernement a également annoncé son intention de saisir les instances compétentes des Nations unies et de l’Union africaine, tout en demandant une enquête internationale indépendante.
Cet incident intervient dans un contexte de tensions entre Niamey et N’Djamena. Le 2 septembre, le capitaine nigérien Roger Gabriel avait accusé le Tchad et les forces spéciales françaises d’avoir préparé une intervention depuis le territoire tchadien, en lien avec les événements de fin août à Niamey, qualifiés par les autorités nigériennes de tentative de coup d’État.