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Économie

Mauritanie : lancement du troisième plan d’action pour une croissance accélérée et le bien-être partagé (2026-2030)

Le gouvernement mauritanien engage une nouvelle phase de planification stratégique avec l’élaboration du troisième plan d’action de la SCAPP. Objectif : accélérer la transformation économique, créer des emplois durables et renforcer la résilience du pays face aux crises, dans un contexte international incertain.

Le ministère des Affaires économiques et du Développement a lancé, jeudi 9 avril à Nouakchott, les travaux d’élaboration du troisième plan d’action de la stratégie nationale pour une croissance accélérée et un bien-être partagé (SCAPP) pour la période 2026-2030.

Ce nouveau plan vise à « accélérer la transformation structurelle de l’économie, à créer des emplois durables et à renforcer la résilience face aux crises », tout en améliorant les mécanismes de suivi et d’évaluation afin d’obtenir « des résultats concrets ».

Dans son allocution, le ministre des Affaires économiques et du Développement, Abdallahi Ould Souleymane Ould Cheikh Sidya, a souligné que ce chantier stratégique intervient dans « un contexte international difficile, marqué par de multiples crises », tout en mettant en avant la capacité du pays à faire face aux défis « grâce aux orientations de Son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani ».

Le ministre a également rappelé les avancées enregistrées ces dernières années, évoquant « des progrès considérables dans le domaine des réformes structurelles », notamment l’adoption du budget-programme, « qui renforce la transparence et la bonne allocation des ressources », ainsi que la transformation numérique de l’administration publique et la mise en œuvre de la stratégie « École républicaine ».

« Le troisième plan d’action s’appuiera sur ces acquis », a-t-il affirmé, précisant qu’il mettra l’accent sur « l’accélération de la transformation structurelle de l’économie, la création d’emplois durables, le renforcement de la résilience et l’amélioration des mécanismes de suivi », avec une priorité accordée à « des résultats concrets qui touchent la vie des citoyens ».

Insistant sur l’importance de l’implication nationale, il a salué « le rôle central des compétences nationales » et indiqué que « le succès du plan dépendra du travail collectif et de la coordination entre les différentes parties prenantes ».

Présent à cette cérémonie, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies en Mauritanie, Antonio Aranibar, a « félicité très chaleureusement le Gouvernement mauritanien pour son leadership et sa vision en faveur d’un développement durable et inclusif ». Il a qualifié ce lancement de « moment important », estimant qu’il « témoigne de la stabilité institutionnelle nécessaire pour promouvoir le développement et matérialiser une vision à long terme ».

Il a également rappelé que les Nations Unies ont « accompagné la Mauritanie tout au long des phases précédentes de la SCAPP », saluant « la lucidité et la transparence » du bilan dressé, « reconnaissant à la fois les succès indéniables et les défis persistants ». « Nous adhérons pleinement à la nouvelle approche proposée, plus sélective, plus rigoureuse et résolument axée sur les résultats », a-t-il ajouté, réaffirmant l’engagement du système onusien à soutenir ce processus.

De son côté, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement, Mansour N’diaye, a estimé que ce plan « marque une étape décisive pour accélérer la réalisation d’un bond qualitatif dans le développement de la Mauritanie ». Il a appelé à « dépasser les approches sectorielles isolées » pour privilégier « un ensemble intégré d’interventions prioritaires à fort impact ».

M. N’diaye a également insisté sur « le rôle central du secteur privé », plaidant pour « un environnement propice au développement de projets structurants et bancables », tout en soulignant la nécessité de « traduire le plan sur le terrain, au niveau des wilayas et des communes, afin de répondre efficacement aux besoins des populations ».

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