Face aux critiques liées aux coupures générales de services durant les examens, les autorités mauritaniennes envisagent une nouvelle approche plus ciblée, visant à renforcer la lutte contre la fraude tout en limitant l’impact sur les usagers.
La Mauritanie s’oriente vers une révision de sa stratégie de sécurisation des examens nationaux. La ministre de l’Éducation et de la Réforme du système éducatif, Dr. Houda Mint Babah, a indiqué, lors d’une visite dans un centre d’examen à Nouakchott, que son département étudie la mise en place, à partir de l’année prochaine, d’un dispositif technologique plus précis pour encadrer l’usage d’Internet durant les épreuves.
Selon cette nouvelle orientation, la coupure du service Internet pourrait être limitée aux seuls centres d’examen et à leur périmètre immédiat, au lieu de mesures générales touchant de larges zones du territoire, comme cela a pu être observé lors de précédentes sessions.
Par ailleurs, les épreuves du baccalauréat 2026 ont débuté ce lundi 29 juin sur l’ensemble du territoire mauritanien, avec 64 532 candidats répartis dans 195 centres d’examen, selon le ministère.
À cette occasion, en plus de la restriction de l’accès à Internet mobile, le ministère a également annoncé la suspension du service de messages texte (SMS) durant toute la période des épreuves. Cette mesure, prise en coordination avec l’Autorité de régulation, vise à préserver l’intégrité de l’examen national et à limiter les tentatives de fraude.