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Sept organisations politiques et armées éthiopiennes ont annoncé, le 20 septembre, la création d’une coalition visant à mettre fin au pouvoir du Parti de la prospérité du Premier ministre Abiy Ahmed et à instaurer un gouvernement de transition inclusif.
L’annonce a été faite dans une déclaration lue en direct sur Tigrai TV par Zemene Kassie, président du Mouvement national amhara Fano (AFNM). La nouvelle coalition, baptisée « Cooperation of Ethiopian Popular Forces for Survival », réunit sept organisations : Fano, l’Armée de libération oromo (OLA), le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF/FLPT), le Front national de libération de l’Ogaden (ONLF), le Front révolutionnaire d’unité nationale afar, le Mouvement de libération du peuple de Benishangul et le Mouvement démocratique du peuple Gumuz.
Dans leur déclaration, les membres de la coalition accusent le gouvernement d’être responsable de la dégradation de la situation sécuritaire, humanitaire et économique du pays. Ils affirment que leur « mission historique et objectif principal » est de se défendre contre ce qu’ils présentent comme une guerre menée contre leurs populations et de « renverser » le système politique du Parti de la prospérité. Ces accusations et qualificatifs sont ceux de la coalition et ne constituent pas des faits établis indépendamment.
La coalition annonce également vouloir mettre en place, après un changement de pouvoir, un gouvernement de transition inclusif, fondé sur une charte de transition. Elle dit vouloir mettre fin aux conflits armés, restaurer la stabilité et engager un dialogue constitutionnel présenté comme « véritable, fiable, inclusif et participatif » afin de traiter les principales questions nationales.
Cette annonce intervient alors que la situation reste tendue dans le nord de l’Éthiopie. Le 18 septembre, l’armée fédérale éthiopienne avait annoncé la reddition de près de 300 combattants du TPLF dans la zone de Tekeze, avec la remise de plus de 280 armes, ainsi que des munitions et du matériel militaire. Selon l’armée, des responsables militaires de différents niveaux figuraient parmi les personnes qui se sont rendues. Le vice-président du TPLF, Amanuel Assefa, a indiqué à l’AFP ne pas pouvoir commenter cette question militaire.