La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) de Mauritanie poursuit sa trajectoire de croissance avec des ventes de minerai de fer en nette progression. Après avoir écoulé 14,226 millions de tonnes en 2024, l’entreprise vise désormais 15,5 millions de tonnes pour 2026, consolidant son plan stratégique à long terme.
En 2024, la SNIM a réalisé 14,226 millions de tonnes de ventes et 14,3 millions de tonnes de production, malgré une baisse des prix mondiaux du minerai, autour de 95 dollars la tonne. Cette performance a généré un chiffre d’affaires de 1,15 milliard de dollars et un bénéfice net de 268 millions de dollars, tout en amorçant une diversification vers de nouveaux marchés, notamment au Moyen-Orient.
Pour 2025, la société visait initialement à frôler les 15 millions de tonnes, selon les projections présentées lors de l’événement Mauritanides en septembre. Ces perspectives s’inscrivaient dans un plan stratégique articulé autour de 24 initiatives, incluant l’augmentation de la production, la transformation locale et la diversification des marchés.
Finalement, la SNIM a atteint 14,7 millions de tonnes en 2025, contre 14,3 millions de tonnes en 2024. Si cet objectif reste légèrement inférieur aux espoirs initiaux, l’entreprise se projette déjà vers 15,5 millions de tonnes pour 2026, poursuivant sa progression et renforçant sa position sur le marché mondial.
Parmi les actions phares, la remise à niveau de l’usine Guelb II et les nouvelles découvertes de gisements augmentent la capacité de production de l’entreprise. La SNIM affiche également une vision ambitieuse à long terme, avec un objectif de 45 millions de tonnes à l’horizon 2031, consolidant la place de la Mauritanie comme acteur majeur du minerai de fer à l’échelle mondiale.
Cette trajectoire positive illustre la résilience de la SNIM face aux fluctuations des prix et sa capacité à adapter sa stratégie industrielle et commerciale, tout en contribuant significativement aux recettes de l’État et à l’emploi dans le secteur minier.
Créée en 1974 par la nationalisation de la MIFERMA (Mines de Fer de la Mauritanie), fondée en 1952 pour exploiter les gisements de fer de Kedia d’Idjil près de Zouérate, la SNIM a réalisé ses premières exportations dès 1963. Aujourd’hui, l’entreprise emploie plus de 11 000 personnes, gère la prospection, l’extraction et l’exportation du fer depuis Tiris Zemmour, et représente 15 à 30 % du PIB et des exportations mauritaniennes, avec des records de production sur 2024-2025.