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Environnement

Mobilité climatique en Afrique de l'Ouest : la Mauritanie plaide pour des réponses humaines, inclusives et durables à Lagos

À Lagos, où se tient la Conférence régionale sur la migration et l’action climatique en Afrique de l’Ouest et du Centre, la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Mohamed Laghdaf, a porté la voix de la Mauritanie en faveur d’une approche concertée face aux défis croissants de la mobilité humaine induite par les changements climatiques.

Intervenant lors d’une réception et exposition consacrée aux « Perspectives sur la mobilité humaine et le climat », la ministre a souligné que cette problématique dépasse les considérations purement institutionnelles pour toucher directement les populations.

« Au-delà des chiffres, des politiques et des négociations, la mobilité climatique est avant tout une réalité humaine », a-t-elle déclaré, insistant sur les impacts directs du dérèglement climatique sur les communautés, les familles et les territoires.

Dans son discours, elle a rappelé que la Mauritanie, à l’instar de nombreux pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest, subit déjà les conséquences du changement climatique sur les ressources naturelles, les moyens de subsistance et les dynamiques migratoires.

« En Mauritanie, comme dans de nombreux pays du Sahel et d’Afrique de l’Ouest, nous constatons déjà les effets du changement climatique sur les ressources naturelles, les moyens de subsistance et les dynamiques de mobilité humaine », a-t-elle affirmé.

Messouda Baham Mohamed Laghdaf a également mis en avant l’importance des initiatives locales et de l’implication des jeunes dans la recherche de solutions concrètes, saluant notamment les projets innovants portés dans le cadre du programme Climate Change and Migration Data.

« Les communautés locales et notamment les jeunes  ne sont pas seulement des témoins des transformations climatiques ; elles sont aussi des acteurs essentiels des solutions », a-t-elle soutenu.

Face à l’ampleur des enjeux, la ministre a plaidé pour une coopération régionale renforcée, des investissements conséquents et des partenariats solides afin de bâtir des réponses adaptées aux réalités du terrain.

« Face aux défis climatiques, aucun pays ne peut agir seul. Nous avons besoin de partenariats solides, d’une coopération régionale renforcée et d’investissements à la hauteur des enjeux humains et environnementaux », a-t-elle déclaré.

La participation mauritanienne à cette rencontre stratégique traduit la volonté du pays de s’inscrire pleinement dans les dynamiques régionales et internationales visant à intégrer la mobilité climatique dans les politiques publiques et à renforcer la résilience des populations vulnérables.

En marge de la conférence, la ministre a également multiplié les échanges avec plusieurs partenaires internationaux, notamment le Royaume du Danemark et le Nigéria, autour du financement climatique et du renforcement de la coopération environnementale. 

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