L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) affirme que plusieurs manifestants ont été blessés lors d’une intervention policière, le 5 novembre à Nouakchott. Le mouvement dénonce également des agressions contre des journalistes et réclame la libération de trois personnes qu’il considère comme des prisonniers d’opinion.
L’Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) a dénoncé, dans un communiqué publié le 6 novembre 2026 et transmis à la rédaction de TRUST Magazine, la répression policière d’un rassemblement organisé la veille devant le ministère de la Justice, à Nouakchott.
Selon l’organisation, cette manifestation pacifique avait été préalablement notifiée aux autorités. Elle visait à réclamer la libération de trois détenus, Abdallahi Abou Diop, Bounas Hmeida et El Hadj Ould El Id, que l’IRA présente comme des prisonniers d’opinion en raison de leur engagement dans la lutte contre l’esclavage.
Dans son communiqué, le mouvement fait état de plusieurs blessés parmi les manifestants, citant notamment Mariem Fall, Biram Ould Sidi, Abdou Ahmed Khalifa, Habib El Mokhtar, Zahra Mohamed M'Kheïtirat, Leïla Ahmed et Youssouf Kamara. Il évoque des fractures et diverses blessures à la tête, au cou et aux membres, précisant que plusieurs victimes ont été transférées à l’hôpital national de Nouakchott pour recevoir des soins.
Des journalistes également concernés
L’IRA affirme également que des journalistes ont été agressés pendant l’intervention des forces de sécurité, alors qu’ils couvraient le rassemblement. L’organisation mentionne notamment des membres de l’équipe de l’Agence indépendante d’information (Al-Akhbar), dénonçant une atteinte à la liberté de la presse et au droit des citoyens à l’information.
Face à ces événements, le mouvement condamne l’intervention policière, exige la libération immédiate et sans condition des trois détenus et tient les autorités responsables des blessures et préjudices qu’il affirme avoir été causés aux manifestants.
L’organisation appelle par ailleurs les Mauritaniens à défendre les libertés publiques et la dignité humaine. Elle invite également la communauté internationale et les organisations de défense des droits humains à suivre la situation des défenseurs des droits humains, des opposants politiques et des journalistes en Mauritanie.
En conclusion, l’IRA réaffirme sa volonté de poursuivre son engagement pacifique contre l’esclavage et les discriminations, estimant que les actes de répression ne remettront pas en cause son combat pour la liberté, la dignité et la justice.