Le gouvernement burkinabè a adopté le Plan national de développement (PND) 2026-2030, un programme d’investissement estimé à 36 190,7 milliards FCFA (environ 64 milliards de dollars) destiné à soutenir la transformation économique, renforcer la sécurité et moderniser la gouvernance au cours des cinq prochaines années.
Le gouvernement du Burkina Faso a adopté un nouveau Plan national de développement (PND) 2026-2030, un programme stratégique destiné à soutenir la transformation économique et sociale du pays au cours des cinq prochaines années. Évalué à 36 190,7 milliards de francs CFA, soit environ 64 milliards de dollars, ce plan constitue la nouvelle feuille de route des autorités pour renforcer la sécurité, moderniser l’action publique et stimuler une croissance durable.
Le document a été validé le 31 décembre 2025 lors d’une session du Comité d’orientation et de supervision présidée par le Premier ministre Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, avant d’être rendu public le 2 mars 2026. Ce plan de développement quinquennal s’inscrit dans la vision politique de la Révolution progressiste populaire (RPP) portée par le capitaine Ibrahim Traoré.
Selon les données officielles, le coût global du plan atteint 36 190,7 milliards FCFA sur cinq ans. Les dépenses d’investissement, incluant notamment les transferts en capital, représentent 34,5 % du budget total, soit 12 494,9 milliards FCFA. Le programme comporte également un besoin de financement additionnel estimé à 10 955,3 milliards FCFA, soit 30,3 % du coût total, que les autorités entendent mobiliser à travers plusieurs sources, notamment les ressources internes de l’État, la participation du secteur privé et l’appui de partenaires extérieurs alignés sur les priorités nationales.
Le plan s’articule autour de quatre axes stratégiques destinés à orienter l’action publique d’ici 2030 : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants ; la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance afin de renforcer l’efficacité des institutions ; le développement du capital humain à travers des investissements dans l’éducation, la santé et la formation ; et enfin le renforcement des infrastructures pour soutenir une transformation économique durable.
Au-delà de ces orientations structurelles, le programme traduit également la volonté des autorités de faire du numérique un levier stratégique de souveraineté, d’efficacité administrative et de développement endogène. Selon les concepteurs du document, le PND 2026-2030 se veut un plan de rupture destiné à répondre aux défis majeurs de développement tout en renforçant l’autonomie économique du pays.
La vision portée par ce programme se résume dans l’objectif affiché par les autorités : « bâtir un Burkina Faso souverain et prospère, fondé sur un développement endogène et durable au service du bien-être de tous ». Par son ampleur financière et ses ambitions structurelles, le PND 2026-2030 figure parmi les programmes de développement les plus importants engagés par le pays ces dernières années.