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Économie

Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal.©️DR

Sénégal : Sonko lance un vaste plan de rationalisation du secteur parapublic

Le Conseil des ministres de mercredi 4 mars 2026, présidé par Bassirou Diomaye Faye, a été marqué par l’annonce d’un plan ambitieux de rationalisation du secteur parapublic, présenté par le Premier ministre Ousmane Sonko. Cette réforme vise à moderniser l’administration, réduire les dépenses publiques et renforcer la gouvernance, tout en sécurisant les filières agricoles et alimentaires stratégiques.

Dans le cadre de ce plan, le Premier ministre a confirmé la suppression de 19 entités parapubliques, représentant un effectif total de 982 agents, avec une masse salariale annuelle de 9,227 milliards FCFA et des dotations budgétaires de 28,051 milliards FCFA en 2025. La dette globale de ces structures s’élevait à 2,6 milliards FCFA au 31 décembre 2024. Dix autres entités seront repositionnées, avec une redéfinition de leurs missions, une révision de leur cadre juridique et l’optimisation de leurs modèles d’intervention.

L’ensemble de ces mesures devrait générer une économie cumulative estimée à 55 milliards FCFA sur trois ans. Le Premier ministre a insisté sur l’accompagnement social, le redéploiement des personnels et la gestion des contentieux. Un comité interministériel pilotera la mise en œuvre du plan, avec un suivi rigoureux des salaires, des effectifs et de l’utilisation des crédits budgétaires.

Le Premier ministre a également annoncé la finalisation, d’ici le 30 avril 2026, d’une nouvelle Politique agricole et agro-industrielle, alignée sur l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050. Cette politique visera la modernisation agricole, le développement durable et la souveraineté alimentaire.

Il a attiré l’attention sur les pertes post-récoltes, qui oscillent entre 30 et 40 % pour certaines filières comme l’oignon et la pomme de terre, et a demandé la mise en place rapide d’une stratégie d’absorption des besoins de stockage sur l’ensemble des huit pôles territoriaux.

Face aux tensions sur la scène internationale, notamment autour du détroit d’Ormuz, le Premier ministre a annoncé la mise en place d’un dispositif de pilotage de crise pour protéger les flux essentiels, prévenir la spéculation et centraliser les arbitrages. Cette doctrine vise à sécuriser l’approvisionnement énergétique, logistique et alimentaire du Sénégal dans un contexte de vulnérabilité aux chocs externes.

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