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Économie

Mauritanie : 4,3 % de croissance projetée en 2026 par le FMI, parmi les leaders en Afrique du Nord

La Mauritanie se distingue en Afrique du Nord avec une croissance projetée à 4,3 % en 2026 selon le FMI, portée par la diversification économique et les investissements publics, renforçant son rôle stratégique et son attractivité régionale.

La Mauritanie s’affiche comme l’un des acteurs économiques les plus dynamiques d’Afrique du Nord, avec une croissance du PIB prévue à 4,3 % en 2026 selon le FMI. Cette performance la place derrière le Maroc et l’Égypte, mais devant la Libye, l’Algérie et la Tunisie. Après un pic de 6,3 % en 2024, le ralentissement à 4,2 % en 2025 s’explique par la contraction du secteur minier, tandis que les activités non extractives, soutenues par les investissements dans les infrastructures et le secteur privé, restent dynamiques et contribuent à la reprise attendue.

Le pays se distingue également par sa diversification économique, ses réserves internationales confortables et une inflation faible, malgré les risques régionaux sahéliens. Il bénéficie d’un soutien international avec 91 millions USD débloqués par le FMI en janvier 2026 pour renforcer la stabilité économique.

En Afrique du Nord, la Mauritanie devance la Libye (4,2 %), l’Algérie (2,9 %) et la Tunisie (2,1 %), consolidant son rôle dans la compétition pour l’influence sahélienne et son attractivité pour les capitaux. Cette trajectoire illustre que la diversification prime sur la rente, offrant au pays une projection stratégique durable en Afrique du Nord et dans le Sahel.

Selon le FMI, la croissance 2026 dans la région se décline ainsi : Maroc 4,9 %, Égypte 4,7 %, Mauritanie 4,3 %, Libye 4,2 %, Algérie 2,9 %, Tunisie 2,1 %. Ces chiffres traduisent une compétition pour le leadership économique, où les économies diversifiées renforcent leur attractivité et leur résilience face aux fluctuations des marchés énergétiques et aux chocs géopolitiques.

La croissance mauritanienne n’est pas un simple indicateur conjoncturel : si elle s’accompagne de réformes structurelles, elle pourrait devenir un point d’ancrage pour une nouvelle hiérarchie économique régionale. Maintenir ce rythme grâce à la diversification renforcera le rôle du pays comme moteur dans la coopération sahélienne et africaine.

Lors de la présentation de la feuille de route gouvernementale devant l’Assemblée nationale en janvier 2026, le Premier ministre Mokhtar Ould Diay a annoncé des perspectives encore plus ambitieuses, supérieures à 5 % pour l’année à venir, soit 5,1 % attendus, contre 4,3 % réalisés en 2025. Ces projections, plus optimistes que celles du FMI, reposent sur la dynamique des secteurs non extractifs et les investissements publics, illustrant la volonté de consolider la diversification économique et de renforcer la résilience du pays face aux fluctuations des marchés extractifs.
 

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