Depuis la fin du mois de janvier 2026, plusieurs provinces du nord du Maroc font face à des inondations d’une ampleur inhabituelle, provoquées par des pluies torrentielles persistantes. Cette situation d’urgence, aggravée par l’enregistrement de faibles séismes sans conséquences majeures, a conduit les autorités à déclencher d’importantes opérations d’évacuation et de secours, avec l’appui déterminant des Forces armées royales.
Le nord du Maroc traverse une période météorologique et géologique délicate. Des précipitations exceptionnelles ont entraîné la crue de plusieurs oueds, notamment le Loukkos et le Sebou, causant des inondations dans des zones densément peuplées et à forte activité agricole. Les provinces de Larache, Kénitra, Sidi Kacem et Ksar El Kébir figurent parmi les plus touchées.
Face à la montée rapide des eaux, les autorités marocaines ont procédé à l’évacuation préventive de plus de 143 000 personnes, un chiffre qui a dépassé les 154 000 évacuations au fil des jours. Plusieurs villages, dont Oulad Hussein et Al-Hawafat, se sont retrouvés partiellement ou totalement isolés, avec des routes submergées et des terres agricoles fortement endommagées. Grâce à l’anticipation et à la réactivité des services de l’État, aucun bilan humain lourd n’a été enregistré à ce stade.
Parallèlement à ces intempéries, le nord et le centre du pays ont connu récemment deux secousses sismiques de faible intensité. Un premier tremblement de terre de magnitude 3,8 a été enregistré près d’Arbaa Taourirt, dans la province d’Al Hoceima, suivi d’un second de magnitude 2,8 dans la région de Tilouguite, province d’Azilal. Selon l’Institut national de géophysique, ces secousses, accompagnées de répliques mineures imperceptibles, n’ont causé ni victimes ni dégâts matériels.
Sur hautes instructions du Roi Mohammed VI, les Forces armées royales (FAR) ont été mobilisées pour renforcer les efforts de secours. Des hélicoptères et des convois terrestres acheminent des vivres, des médicaments et des couvertures vers les zones enclavées, tout en procédant à l’évacuation des populations et du bétail. Le génie militaire est également à pied d’œuvre pour installer des passerelles provisoires et dégager les axes routiers, en coordination avec la Protection civile, chargée de l’assistance directe aux sinistrés.
Alors que la vigilance reste de mise dans plusieurs régions, les autorités poursuivent leur suivi de la situation, appelant les populations à respecter les consignes de sécurité et à se tenir informées de l’évolution des conditions météorologiques.