Messouda Baham Laghdaf, ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable.©️DR
Lors du point de presse gouvernemental du 18 février 2026, la ministre de l’Environnement et du Développement durable a annoncé des missions d’inspection dans les sites miniers de Tasiast et MCM, tout en présentant le décret d’application sur la gestion des déchets solides.
À l’issue du Conseil des ministres du mercredi 18 février 2026, la ministre mauritanienne de l’Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Laghdaf, a réaffirmé la fermeté de l’État face aux manquements environnementaux dans le secteur extractif.
« Aucune entreprise minière n’est au-dessus des lois », a-t-elle déclaré, annonçant l’envoi de missions d’inspection sur les sites de Tasiast Mauritanie Limited SA et de la Mauritanian Copper Mines (MCM). Ces contrôles portent notamment sur la gestion des déchets, l’utilisation de produits chimiques tels que le cyanure ainsi que sur les impacts liés à la pollution atmosphérique.
Cette déclaration intervient dans le cadre de la présentation du projet de décret d’application de la loi relative à la gestion des déchets solides, adopté en Conseil des ministres. Selon la ministre, ce texte vient renforcer l’arsenal juridique national en matière de protection de l’environnement et de promotion du développement durable.
Le décret encadre l’ensemble de la chaîne de gestion des déchets solides — de la production à l’élimination — et s’inscrit dans le respect des engagements internationaux de la Mauritanie, notamment ceux découlant des conventions de Stockholm, Rotterdam et Bâle sur les produits chimiques et les déchets dangereux.
Mme Laghdaf a par ailleurs souligné que la transition vers une économie verte constitue un axe stratégique du programme présidentiel, mettant en avant les avancées du pays en matière de mix énergétique et d’énergies renouvelables.
À travers ce nouveau dispositif réglementaire et le renforcement des contrôles, le gouvernement entend consolider la gouvernance environnementale et assurer un meilleur équilibre entre exploitation des ressources naturelles et préservation des écosystèmes.