Le ministère mauritanien de l’Environnement s’engage dans la modernisation de sa gouvernance environnementale et sociale. Réunis à Nouakchott, autorités publiques, partenaires techniques et financiers, ainsi que représentants de la société civile, ont engagé une réflexion de fond visant à améliorer l’efficacité des dispositifs existants et à les aligner sur les standards internationaux.
La ministre de l’Environnement et du Développement durable, Messouda Baham Mohamed Laghdhaf, a présidé, mardi 7 avril, l’ouverture d’un atelier technique consacré à la diffusion du plan d’action issu de l’évaluation du système environnemental et social en Mauritanie.
Organisée avec l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, cette rencontre a réuni plusieurs acteurs clés, dont le représentant résident de la Banque mondiale, Abou Diouf, et celui de la BAD, Hercule Yamouremye, ainsi que le secrétaire général du ministère, Moulaye Brahim Moulay Driss.
Piloté par la Direction de l’évaluation et du contrôle environnemental, cet atelier vise à dresser un état des lieux précis de l’application des cadres juridiques et réglementaires en vigueur. L’objectif est double : identifier les insuffisances dans la mise en œuvre des politiques publiques et proposer des mesures concrètes pour y remédier. Au-delà du diagnostic, les travaux ambitionnent également de renforcer le système national de gestion environnementale et sociale, en assurant son alignement avec les meilleures pratiques internationales.
Dans son allocution, la ministre a insisté sur la portée stratégique du plan d’action élaboré à l’issue de cette évaluation. « Le plan d’action constitue un levier stratégique pour accompagner cette dynamique de réforme », a déclaré Messouda Baham Mohamed Laghdhaf. Elle a précisé que ce dispositif permettra « de renforcer la coordination interinstitutionnelle, de consolider les capacités techniques et organisationnelles, et d’améliorer progressivement l’efficacité des mécanismes de gestion des risques environnementaux et sociaux ».
La ministre a également mis en avant la dimension collective de ce chantier, soulignant que « la réussite de ce processus reste tributaire de l’engagement effectif de l’ensemble des parties prenantes », appelant à « une approche participative fondée sur la responsabilité partagée ».