Mekfoula Brahim, actuviste, militante féministe mauritanienne.
Hier, vendredi, huit prisonniers ont bénéficié de la grâce présidentielle pour recouvrer la liberté. Une grâce présidentielle qui provoque déjà la panique.
La militante féministe Mekfoula Brahim compte cinq parmis les détenus libérés sur les huits, qui auraient tenté de mettre fin à sa vie en 2017.
Pour celà, elle appuie la sonnette et lance le cri d'alarme. Mekfoula Brahim estime que sa vie est en danger suite à la grâce présidentielle accordée aux détenus dont le plan de l'éliminer a échoué en février 2017. « Ma vie est en danger, à compter de ce soir », a-t-elle écrit sur sa page Facebook.
« Oui, ils voulaient mettre fin à la vie d’une personne », peut-on lire dans son message publié pour confirmer le plan machiavélique de ces détenus libérés.
«Nonobstant leurs aveux, leur reconnaissance de leur macabre dessein, en dépit des preuves matérielles qui le corroborent: la saisie d’outils criminels en leur possession, en plus d’outils de fabrication de bombes artisanales et de plans, voilà qu’aujourd’hui ils sont libérés sans garantie, ni assignation à résidence, ni même contrôle judiciaire !
Quelle médiation aurait convaincu le Président et son Ministre pour prendre une telle décision aujourd’hui lourde de conséquences en matière de sécurité ?!!
Le Président et le Ministre de l’Intérieur sont responsables de ma vie.
Je le dis solennellement sur ma page afin de prévenir ceux qui n’étaient pas au courant de l’accident et mettre chacun devant ses responsabilités…», a-t-elle ajouté pour expliquer son inquiétude et prendre à témoin les internautes.