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Économie

Mauritanie : le Premier ministre trace une feuille de route pour une économie plus diversifiée et résiliente

Le Premier ministre mauritanien, Mokhtar Ould Diay, a affirmé mardi soir que les réformes engagées par le gouvernement dans le cadre du nouveau code des investissements franchissent des étapes décisives, ouvrant la voie à une transformation économique profonde. Il s’exprimait à l’occasion de la clôture de la troisième session du Conseil supérieur de l’investissement en Mauritanie (CSIM), un rendez-vous clé présidé plus tôt dans la journée par le chef de l’État, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Dans son discours, le Premier ministre a salué la qualité des échanges, soulignant « la maturité du partenariat public-privé » et l’importance des contributions présentées par les membres du Conseil. Pour lui, les avancées observées témoignent d’une dynamique nationale cohérente, portée par une volonté politique constante et une mobilisation collective des acteurs économiques.

Ould Diay a mis en lumière plusieurs progrès majeurs : la mise en œuvre avancée du nouveau code des investissements, les premiers partenariats concrets issus de la nouvelle loi sur le PPP, le déploiement d’instruments financiers innovants pour soutenir les petites et moyennes entreprises, ainsi que l’accélération de projets d’infrastructures stratégiques dans les secteurs portuaire, énergétique, numérique et logistique. Il a également annoncé la réforme de l’Agence de Promotion des Investissements en Mauritanie (APIM), désormais ancrée auprès du Premier ministre, une évolution destinée à renforcer son efficacité et son rôle opérationnel.

Le Premier ministre a insisté sur la nécessité d’adapter rapidement le système de formation professionnelle aux exigences du marché du travail, tout en poursuivant la modernisation du climat des affaires. Ces efforts s’inscrivent dans une vision globale visant à renforcer la compétitivité du pays, améliorer la transparence administrative, simplifier les procédures et garantir un environnement fiscal stable et attractif.

Afin de consolider les acquis, Mokhtar Ould Diay a appelé à intensifier l’action publique autour de trois priorités : accélérer les réformes, renforcer la concertation entre secteur public et secteur privé, et assurer un suivi rigoureux et mesurable des engagements pris dans le cadre du CSIM.

Il a rappelé que la Mauritanie dispose de secteurs porteurs capables de devenir de véritables moteurs de croissance, notamment les énergies renouvelables, les industries extractives, l’agriculture, la pêche, le tourisme et les services numériques. La diversification économique, l’inclusion et la résilience constituent, selon lui, les socles de la vision nationale.

« La confiance des investisseurs est un capital rare et précieux qu’il nous faut préserver », a-t-il déclaré, en soulignant l’importance de la stabilité politique, de la bonne gouvernance et de la sécurité dans l’attractivité économique du pays.

Pour Ould Diay, le Conseil supérieur de l’investissement n’est pas un simple forum d’échanges, mais un véritable outil d’action destiné à accélérer les réformes et à inscrire durablement la Mauritanie sur la voie de la modernité et de la prospérité. Il a conclu en appelant à poursuivre le travail « dans un esprit d’unité et de détermination », rappelant que le pays dispose des atouts nécessaires pour progresser « avec fermeté et sérénité ».

Plus tôt dans la journée, le président Ghazouani avait présidé l’ouverture des travaux du CSIM au Centre international de conférences – Mokhtar Ould Daddah (CICMOD). Les discussions avaient porté sur l’amélioration du climat des affaires, le développement des infrastructures, l’accès au financement des PME, la transparence administrative et l’application de la loi sur le contenu local. Créé en 2020, le Conseil joue un rôle central dans la stratégie nationale visant à renforcer la compétitivité, attirer les investisseurs et diversifier l’économie.
 

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