Les dirigeants de l’AES : Assimi Goïta, Abdourahamane Tiani et Ibrahim Traoré
Les États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) — le Mali, le Burkina Faso et le Niger — franchissent une nouvelle étape vers l’intégration économique régionale avec l’annonce de la création de la Banque Confédérale pour l’Investissement et le Développement (BCID AES). Cette décision a été rendue publique ce mercredi 21 mai à Bamako par le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousseni Sanou, lors de l’ouverture d’une réunion des experts consacrée à l’opérationnalisation des actions prioritaires de la Confédération.
Selon le ministre, la BCID AES aura pour mission principale de mobiliser des ressources financières d’envergure afin de financer des projets structurants dans des secteurs stratégiques comme l’énergie, les transports, l’agriculture et les infrastructures. Cette initiative est présentée comme une réponse concrète et stratégique aux défis économiques majeurs que traversent les trois pays sahéliens.
« Ce n’est pas seulement une décision politique. C’est une démarche pragmatique pour exploiter pleinement le potentiel de croissance de nos États », a souligné Alousseni Sanou.
La BCID AES s’inscrit dans la volonté des pays de l’AES de renforcer leur souveraineté économique et de s’affranchir de la dépendance aux institutions financières internationales. Elle vise également à favoriser la création d’emplois durables, en particulier pour la jeunesse, tout en soutenant le développement du secteur privé local.
Le ministre a insisté sur l’importance d’une gouvernance rigoureuse et transparente pour assurer le bon fonctionnement de la future institution bancaire. Il a appelé à une collaboration étroite entre les États membres pour mener à bien ce projet ambitieux.
Une réunion des ministres de l’Économie de l’AES est prévue ce jeudi à Bamako pour valider les recommandations issues des travaux des experts et poser les bases de la mise en œuvre effective de la BCID AES.