Le Sénégal s’apprête à implanter une usine de phosphate à Matam, une région riche en ressources minières et à fort potentiel agricole. Ce projet s’inscrit dans la politique industrielle des nouvelles autorités, visant à créer des emplois durables et à renforcer l’autonomie agricole du pays.
Selon le ministre de l’Industrie, Serigne Guèye Diop, le phosphate de Matam, hautement concentré (32 %), est plus facile à exploiter que celui de Taïba. L’usine devrait permettre la production annuelle de 2 à 3 millions de tonnes d’engrais, à des coûts réduits, améliorant ainsi les rendements agricoles sur des cultures comme le riz, le maïs ou le sorgho.
Trois infrastructures majeures accompagneront ce projet : une usine de mélange d’engrais (financée par la Banque mondiale à hauteur de 6 milliards FCFA), un complexe industriel de traitement du phosphate et une université spécialisée pour former les compétences locales.
Avec ce nouveau pôle à Matam, le Sénégal veut faire de ses ressources naturelles un levier de développement régional et de souveraineté alimentaire.