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Économie

Mohamed Ould Cheikh Ghazouani, président mauritanien

AFRICA CEO FORUM : Ghazouani plaide pour un rôle renforcé du secteur privé africain

Présent à l’ouverture de la 12ᵉ édition de l’Africa CEO Forum à Abidjan, le président mauritanien Mohamed Cheikh El Ghazouani a mis en avant la nécessité d’un partenariat rénové entre États et secteur privé pour accélérer le développement économique du continent. Devant un auditoire de plus de 2 000 décideurs issus de 73 pays, il a souligné l’importance stratégique du secteur privé comme moteur de croissance, d’innovation et d’emplois.

Intervenant dans un panel présidentiel aux côtés de ses homologues du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Sénégal, le chef de l’État mauritanien a partagé les principales réformes engagées dans son pays pour créer un climat propice à l’investissement. Il a notamment cité un accord-cadre avec le Fonds de l’OPEP signé en janvier 2024, ainsi que le lancement du projet DREEM en partenariat avec la Banque mondiale. Ces initiatives visent à rééquilibrer les responsabilités entre l’État et les acteurs économiques, en conférant au secteur privé un rôle central dans les politiques de développement.

Sur le plan réglementaire, le président Ghazouani a mis en lumière plusieurs textes récents, nouvelle loi sur l’électricité, cadre pour la production énergétique indépendante, réforme du code des marchés publics ou encore législation sur l’hydrogène offshore, destinés à stimuler la compétitivité et à encourager les investissements dans les énergies renouvelables. « Ces dispositifs permettront aux opérateurs privés de produire leur propre électricité et de vendre les excédents à la compagnie nationale, dans un environnement stable et incitatif », a-t-il affirmé.

Revenant sur sa présidence de l’Union africaine en 2024, il a insisté sur les chantiers menés pour améliorer la cohérence institutionnelle, renforcer la gouvernance continentale et affirmer l’indépendance de l’Afrique sur la scène internationale. Il a appelé à une meilleure coordination entre les différentes structures de l’UA, du sommet des chefs d’État aux agences spécialisées, pour répondre efficacement aux attentes des citoyens africains dans un contexte mondial incertain.

Axé sur l’intégration économique et la souveraineté africaine, le forum de cette année place au cœur de ses débats trois priorités : la qualité des politiques publiques, le développement industriel, et l’accélération de la mise en œuvre de la ZLECAf.

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