Dr Aminata Boubacar Diop, neurochirurgienne mauritanienne
La bavure au sein de la fonction publique mauritanienne, une seule ethnie représente désormais les quatres millions d'habitants. Il suffit de bien manipuler la langue arabe pour se faire une place au soleil avec zéro compétence. Telle est la conclusion qu'on peut retenir de la mascarade organisée à Nouakchott lors du concours de la fonction publique.
La neurochirurgienne, Aminata Boubacar Diop est victime d'une injustice notoire malgré sa note de plus de 15,50 en neurochirurgie. Ainsi, le docteur Rémy Kleib, l'un des correcteurs dudit examen, indigné, crie le ras-le-bol. « Je suis un des correcteurs de cet examen et je suis scandalisé par la discrimination institutionnalisée», a-t-il dévoilé.
Pour lui, Amina Diop est, « une excellente neurochirurgienne qui a une moyenne de plus de 15,5 sur 20 en neurochirurgie. Elle était la seule candidate», a-t-il déclaré.
Mais, la goûte d'eau qui fait déborder le vase est son élimination par une question de culture générale d'arabe. Il estime qu'« au même moment, un autre candidat dans une autre spécialité a été admis grâce à une note de 19,5 en arabe et une faible note dans sa spécialité».
En gros, la culture arabe n’a rien à voir avec la neurochirurgie et ne devrait pas faire échouer Amina Diop hautement qualifiée donc il s’agit tout simplement d’une exclusion, discrimination ou racisme dans un pays de quatre composantes ethniques (Maure, Peuls, Wolofs, Soninkés) avec une population près de 80% noirs, negro-africains.
La Rédaction