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Sports

Maroc : incidents à Safi lors d’une demi-finale CAF, l’image du football africain une nouvelle fois ternie

La demi-finale retour de la Coupe de la Confédération de la CAF entre l’Olympique de Safi et l’USM Alger, disputée dimanche 19 avril 2026 au stade El Massira de Safi, a été fortement perturbée par des incidents violents survenus avant et au moment du coup d’envoi.

Initialement prévu à 20h GMT, le match a connu un retard de plus d’une heure, les organisateurs ayant été contraints de repousser le début de la rencontre après une situation de tension extrême dans et autour de l’enceinte.

Selon plusieurs sources médiatiques, des mouvements de foule ont éclaté peu avant le coup d’envoi, avec une tentative d’intrusion sur la pelouse par des groupes de supporters. Cette situation a entraîné une intervention des forces de l’ordre afin de rétablir le calme, tandis que les joueurs de l’USM Alger ont temporairement regagné les vestiaires pour des raisons de sécurité.

Les tribunes ont ensuite été le théâtre de heurts, avec des jets de projectiles et des actes de vandalisme signalés. Des équipements de presse auraient été endommagés et des journalistes pris à partie, faisant état de blessés parmi les professionnels présents.

Les circonstances exactes des incidents restent sujettes à interprétations divergentes. Certaines sources attribuent les premiers débordements à des supporters algériens, accusés d’avoir forcé les dispositifs de sécurité, tandis que d’autres évoquent des provocations et des réactions en chaîne impliquant des supporters locaux.

Cette divergence de versions illustre, une fois de plus, la sensibilité des rencontres à forte rivalité régionale, où les tensions sportives peuvent rapidement dégénérer en affrontements.

Après un retour progressif au calme, la rencontre a finalement pu se dérouler sous haute surveillance. Sur le plan sportif, le match s’est terminé sur un score de 1-1, permettant à l’USM Alger de se qualifier pour la finale grâce à la règle des buts à l’extérieur, après un match aller conclu sur un score nul et vierge à Alger.

Des sanctions disciplinaires de la Confédération africaine de football sont désormais attendues, allant potentiellement d’amendes à des mesures de huis clos ou de restrictions de stade.

Ces incidents relancent le débat sur la gestion des rencontres à haut risque en Afrique, où la mobilisation des supporters et les dispositifs de sécurité restent régulièrement mis à l’épreuve lors des grandes affiches continentales.

Dans un contexte où le football africain cherche à renforcer son attractivité et son image internationale, ces débordements rappellent les défis persistants liés à l’organisation des grandes compétitions.

Ces événements interviennent quelques mois après d’autres incidents signalés lors de compétitions majeures organisées au Maroc, notamment lors de la finale de la CAN 2025 à Rabat entre le Maroc et le Sénégal.

Cette rencontre avait déjà été marquée par des tensions en fin de match, une tentative d’envahissement de terrain et des affrontements avec les forces de l’ordre, suivis de procédures judiciaires contre plusieurs supporters.

Ces épisodes successifs alimentent les interrogations sur la sécurité dans les enceintes sportives et renforcent la pression sur les instances organisatrices et la CAF afin de durcir les dispositifs préventifs.

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