Image partagée par Donald Trump montrant un homme présenté comme Nicolás Maduro à bord de l’USS Iwo Jima.
À la suite d’une opération militaire américaine à Caracas, Donald Trump affirme que les États-Unis assureront provisoirement la direction du Venezuela pour garantir une transition politique « sûre ». Une annonce renforcée par la diffusion d’une image présentée comme celle de Nicolás Maduro sous contrôle américain.
Les États-Unis ont mené, dans la nuit de vendredi à samedi, une série de bombardements ciblés sur Caracas, la capitale du Venezuela, dans le cadre d’une opération qualifiée de « grande envergure » par Washington. À l’issue de cette intervention, le président vénézuélien Nicolás Maduro a été capturé puis exfiltré hors du pays par les forces américaines.
Dans la foulée de cette annonce, Donald Trump a partagé sur ses réseaux sociaux une photo présentée comme montrant Nicolás Maduro à bord du navire militaire américain USS Iwo Jima. L’image montre un homme vêtu d’un survêtement gris, les yeux dissimulés par un bandeau ou des lunettes opaques, portant des protections auditives, dans un environnement à caractère militaire. Par cette publication, le président américain entend illustrer visuellement la capture du dirigeant vénézuélien et appuyer le récit officiel de l’opération. Aucune confirmation indépendante n’a toutefois été fournie à ce stade sur les conditions exactes de la prise de vue.
S’exprimant lors d’une conférence de presse depuis Mar-a-Lago, en Floride, Donald Trump a déclaré que les États-Unis « dirigeront » provisoirement le Venezuela afin d’assurer une transition politique qu’il qualifie de « sûre, appropriée et judicieuse ». Selon lui, cette gestion intérimaire vise à éviter toute continuité du régime précédent et à empêcher qu’une figure proche de Nicolás Maduro ne prenne le relais.
Le président américain a salué une opération qu’il juge « brillante », estimant qu’elle a permis de mettre fin à un pouvoir accusé de corruption, de violations des droits humains et de déstabilisation régionale. Il a également affirmé que cette phase transitoire sera consacrée à la sécurisation des institutions, des infrastructures stratégiques et à la préparation d’un nouveau cadre politique, sans toutefois annoncer de calendrier précis.
L’annonce d’une administration américaine provisoire au Venezuela, combinée à la diffusion de l’image de Nicolás Maduro sous contrôle présumé des forces américaines, a provoqué une onde de choc sur la scène internationale. Cette situation soulève d’importantes interrogations sur le respect de la souveraineté nationale, le droit international et le rôle des organisations multilatérales.
Alors que les réactions officielles se font encore attendre à Caracas comme dans plusieurs capitales étrangères, la situation demeure extrêmement évolutive et pourrait redéfinir durablement les équilibres géopolitiques en Amérique latine.
Ce type d’intervention américaine n’est pas sans précédent en Amérique latine. En 1989, l’administration du président George H. W. Bush avait lancé l’opération « Just Cause » au Panama afin de renverser le général Manuel Noriega, alors au pouvoir. Accusé de trafic de drogue, de corruption et de menaces contre les intérêts américains, Noriega avait été capturé le 3 janvier 1990, avant d’être extradé vers les États-Unis, où il a été jugé et condamné.