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Santé

©️DR/archives

Mauritanie : l’ancien président Ould Abdel Aziz transféré en clinique privée pour de nouveaux examens médicaux

Le transfert de l’ancien président dans une clinique de Nouakchott intervient alors que son état de santé continue d’inquiéter, sur fond de condamnation définitive à quinze ans de prison pour corruption dans le dossier de la « Décennie ».

L’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a été transféré, ce samedi matin, dans une clinique privée de Nouakchott pour y subir une série d’examens médicaux, selon des sources concordantes. Aucune précision n’a filtré pour l’heure concernant la nature exacte des tests prévus.

Ce déplacement survient dans un contexte où l’état de santé de l’ex-chef d’État continue d’alimenter l’attention de l’opinion publique. En mai 2025, Ould Abdel Aziz avait déjà été admis à la clinique Enasser dans un état visiblement affaibli, soutenu par des proches et escorté par des unités de sécurité. Cette apparition publique avait alors ravivé les inquiétudes quant à sa condition physique, décrite par son entourage comme fragile et nécessitant un suivi constant.

Hospitalisé à plusieurs reprises ces dernières années — notamment pour des complications cardiaques en 2021 et 2022 — l’ancien président souffrirait, selon ses proches, de problèmes chroniques aggravés par ses conditions de détention.

Ce nouvel épisode médical intervient alors que la Cour suprême de Mauritanie a confirmé, le 4 novembre 2025, la condamnation de Mohamed Ould Abdel Aziz à quinze ans de prison ferme dans le cadre du dossier dit de la « Décennie ». Cette décision entérine la peine prononcée en appel en mai dernier, portant de cinq à quinze ans la condamnation initiale.

Reconnu coupable d’abus de pouvoir, d’enrichissement illicite, de détournement de biens publics et de blanchiment d’argent, l’ancien chef d’État devient le premier président mauritanien condamné de manière irrévocable pour corruption à grande échelle. Selon le parquet, il aurait accumulé durant ses dix années au pouvoir une fortune colossale, dissimulée à travers des sociétés-écrans et des biens enregistrés au nom de proches.

Cette confirmation par la plus haute juridiction du pays marque un tournant historique dans la lutte contre la corruption en Mauritanie. Elle intervient alors que la publication d’un rapport accablant de la Cour des comptes secoue l’opinion publique et met en cause de nombreux hauts fonctionnaires.
 

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